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La forme des paddocks est modulable

Au lieu d’opter de façon cartésienne pour des paddocks rectangulaires, pourquoi ne pas adapter la forme des parcelles pour lever le frein lié au nombre d’abreuvoirs.

Au printemps, si vous faites pâturer vos bovins en pâturage continu ou en pâturage tournant sur 2 ou 3 paddocks, vous vous trouvez souvent face à un dilemme : ne pas faucher une partie de la parcelle et accepter des refus, ou faucher en prenant le risque de manquer d’herbe sur pied… « Une des solutions est de redécouper les paddocks en plus petites parcelles et travailler en pâturage tournant dynamique, propose Philippe Loquet de la chambre d’agriculture d’Eure-et-Loire, en charge du programme Herbe et fourrages, initié par les chambres d'agriculture de la région Centre-Val de Loire. Mais souvent les éleveurs se heurtent à l’approvisionnement en eau de chacun des paddocks… Une des solutions est alors de repenser le découpage et ne plus raisonner en paddocks rectangle ou carré, mais en part de camembert ! »

Un bon moyen pour limiter le nombre d’abreuvoirs à créer

 

 
Dans ce schéma, l’abreuvoir se localise au centre du camembert sur une aire stabilisée avec des copeaux de bois. Le passage d’un paddock à l’autre se fait par cet espace stabilisé. En conditions sèches ou humides, les bovins peuvent restés bloqués et être affouragés sur cette zone centrale.

 

« C’est un peu le même principe que ce que l’on observe en Nouvelle-Zélande avec la salle de traite implantée au centre des parcelles pâturées, poursuit Philippe Loquet. Là-bas cette configuration facilite aussi l’irrigation avec des rampes de 500 m de long qui tournent autour d’un énorme pivot central, en suivant les portions de camembert. »

 

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