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Un tatouage sur les kiwis pour remplacer le sticker

Pour limiter les étiquettes, la coopérative girondine KSO, référente dans le kiwi bio, marque ses fruits au laser.

Pour résoudre le problème d’étiquetage, la coopérative KSO a opté pour le marquage de ses kiwis bio au laser.
Pour résoudre le problème d’étiquetage, la coopérative KSO a opté pour le marquage de ses kiwis bio au laser.
© M. Robert

Lors du Salon international de l’agriculture, la coopérative Kiwis du Sud-ouest (KSO), a assuré la démonstration de la machine qui marque les kiwis au laser. En quelques secondes, les kiwis ressortent avec « Bio by KSO » gravé sur la peau. « Nous avons été les premiers à le faire. Nous avons débuté en 2021 », sourit Franck de Biasi, kiwiculteur à Barie (Gironde) et président de KSO. « Cela remplace le sticker et nous n’avons plus de questions sur la toxicité de la colle ou sur le recyclage des étiquettes. » Un geste « écolo » qui colle bien à l’âme de la coopérative. En effet, KSO produit quasi exclusivement en bio. « 96 % de la production », précise Christophe Gautheron, directeur de KSO. La coopérative restée à taille humaine est avant tout un outil pour « assurer un bon revenu aux producteurs ».

Des perspectives positives sur un marché tendu

La moyenne des surfaces dédiées au kiwi dans chaque exploitation tourne aux alentours de deux à trois hectares. KSO a engagé un travail il y a trois ans pour remplacer les exploitants partant en retraite. « A sa création dans les années 1990, la coopérative comptait 80 producteurs mais la crise des années 2000 a divisé ce chiffre quasiment par deux. Aujourd’hui, on est remonté », se félicite le président. Avec son directeur - en poste depuis trois ans -, il a réussi à recruter une vingtaine de producteurs. « Aujourd’hui, nous sommes la première coopérative de France pour les kiwis bio et nous sommes référents dans ce segment. Nous produisons, en moyenne, 1 500 tonnes de kiwis bio par an. »

Mais, cette année, le gel est passé par là ! La production de KSO est tombée à 950 tonnes. Toutefois avec des prix de marché avantageux, cela peut donner envie de se lancer dans ces temps de marasme viticole. « Il ne faut pas vendre du rêve. Il faut dix ou quinze ans avant de rentabiliser une plantation », met en garde Franck de Biasi. « Nous sommes les premiers metteurs en marché de kiwis bio sur la façade ouest et nous livrons partout en France », indique le directeur de KSO. Aujourd’hui, un tassement de la différence de prix entre kiwis bio et conventionnel s'observe. Pour autant, les perspectives restent positives sur un marché tendu.

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