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La coopérative Euralis cherche des éleveurs de poulets label rouge sous IGP Landes

Le groupe Euralis s’inscrit dans une dynamique de croissance de sa production de volailles sous label rouge. La coopérative cherche de nouveaux éleveurs en IGP Landes.

La coopérative Euralis cherche quatre-vingts nouvelles cabanes landaises de 60 m2 afin d’accompagner le développement du poulet label rouge Ronsard vendu avec l’identification géographique protégée Landes. L’objectif est de produire plus de deux millions de volailles supplémentaires d’ici cinq ans.

La coopérative lance ce plan de développement afin de répondre à la demande de son principal client Ronsard, situé à Losse dans les Landes, qui lui achète 90 % de la production sous IGP Landes, les 10 % restants étant livrés à Saint-Sever chez Fermiers landais.

Cent quatre-vingt-cinq éleveurs de volailles label rouge travaillent avec la coopérative béarnaise Euralis et ils produisent annuellement 5,5 millions de têtes en bâtiments de 400 m2 ou en cabanes déplaçables. Ils se situent principalement dans les Pyrénées, les Landes et le Gers. Euralis commercialise leurs volailles avec l’abattoir Ronsard à 51 %, Fermiers du Sud-Ouest (sites Fermiers du Gers et Fermiers Landais) à 46 % et 3 % avec des volaillers.

Investissement rentabilisé en trois ans

Euralis met en place un accompagnement personnalisé pour installer ses nouveaux éleveurs. La coopérative a même consulté des constructeurs spécialisés avec un cahier des charges précis pour guider ses éleveurs dans le choix de leurs bâtiments mobiles. « Nous avons référencé plusieurs entreprises, dont Bâtiments Dassé spécialisée dans la cabane mobile, avec des bâtiments répondant à nos exigences, mais ce sont les éleveurs qui choisissent leur fournisseur », explique Laurent Capdevielle, responsable du développement et du planning dans les Landes.

Ainsi, à Cahuzac-sur-Adour (32), Béatrice Laffitte a démarré un atelier de volailles en label Sud-Ouest début mai. Avec Didier Laurent, son compagnon, ils ont créé l’EARL des Quatre vents. L’exploitation agricole comporte des productions végétales (maïs, soja), de la vigne et désormais des volailles.

« J’avais envie de travailler avec du vivant. Je me suis orientée vers la production de poulets label rouge, car les volailles me semblaient plus adaptées à mon organisation de travail. Je cumule encore deux activités professionnelles en attendant d’avoir du recul sur la rentabilité de notre élevage. En revanche, je veux exercer ce métier à plein temps dans quelques années », explique Béatrice Laffitte.

Pour mener à bien son projet, le couple a visité d’autres élevages afin d’être conseillés par la coopérative et par ses pairs. « Dès le début, nous avons voulu un atelier de volailles élevées en cabanes mobiles, car c’est une production de qualité avec une meilleure rémunération. La rémunération est supérieure de 10 % en IGP (marge brute avant MSA de 0,90 euro par tête). Nous aurions souhaité l’IGP Landes, mais notre parcelle est en dehors des limites de l’IGP, à quelques kilomètres près. Nous avons donc opté pour le label rouge sous mention de provenance Sud-Ouest », ajoute Béatrice Laffitte. La seule différence technique porte sur le parcours en liberté de 4 m2 en IGP et de 2m2 avec clôture possible en label Sud-ouest.

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L’alimentation automatique réduit le temps de travail par deux

Le couple a installé ses 12 cabanes sur une parcelle de 2,5 ha entièrement clôturée, et a opté pour des cabanes à lanterneau. « Le toit s’élevant au faitage permet une meilleure ventilation. Nous avons ajouté des chaînes d’alimentation automatique avec assiettes au sol. L’aliment est stocké dans deux silos de 5 tonnes en bordure du parcours. Notre choix pour des cabanes mobiles équipées de chaînes d’alimentation automatique réduit de moitié le temps de main-d’œuvre (2 h par jour contre 4 h environ autrement). Côté équipement, le sas sanitaire abrite un système de sanitation d’eau pour réguler la qualité de l’eau distribuée. Nous venons évidemment chaque jour pour surveiller et renouveler l’eau distribuée par des pipettes. J’aime aussi passer un moment avec mes poulets », explique Béatrice Laffitte. Chaque cabane est aussi équipée d’un peson automatique, permettant de suivre le poids des volailles à distance.

La production des 3,3 bandes par an se fera en alternance avec deux parcours distants de 80 m. « Nous laissons les trappes ouvertes en permanence et nos poulets sortent quand ils veulent. Dès l’automne, nous allons arborer le parcours avec des arbres fruitiers de 3 mètres de haut au maximum. Nos poulets auront ainsi de l’ombre et les arbres couperont un peu le vent. Cette production de volailles label nous permet de diversifier l’exploitation et nous devrions valoriser 145 tonnes de maïs et 33 tonnes de soja autoconsommés. Enfin, ces équipements facilitent le travail et je peux être autonome pour gérer l’élevage seule », conclut Béatrice Laffitte.

Le schéma d’installation label-IGP proposé

-12 cabanes mobiles de 60 m2 pour 12 600 volailles avec 84 arbres au minimum (un arbre pour 150 poulets) et 4 m2 de parcours ouvert par volaille en IGP Landes (2 m2 en label Sud-Ouest avec clôture autorisée) ;
-130 000 euros investis avec une distributrice d’aliment ou 150 000 euros avec l’alimentation automatique ;
-3,3 bandes démarrées par an ;
-1,27 €/tête de marge poussin-aliment (cotisations déduites) (1,18 €/t en label seul) ;
-10 600 € de revenu par lot avant MSA (11 340 € en label).

Le saviez-vous ?

. Le label rouge (LR) et l’identification géographique protégée (IGP) – qui mentionne une aire géographique reconnue (Gascogne, Landes, Gers, Loué, Cholet…) – répondent à des cahiers des charges différents (par exemple a minima 75 % de céréales en LR et 70 % en IGP) ;

. On peut produire des volailles sous IGP sans autre signe de qualité ou associé au label rouge ou au bio, et même aux deux ;

. Les cahiers des charges des IGP sont en cours de révision pour être en cohérence avec ceux des labels rouges.

En savoir plus www.inao.gouv.fr

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