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La coopérative Arterris ouvre Passerelles, une nouvelle formation entièrement dédiée aux agricultrices

Le groupe coopératif Arterris qui s’étend principalement dans le Sud de l’Occitanie et la région Sud présente la première promotion 100 % féminine de sa nouvelle formation Passerelles. Une initiative qui vise notamment à favoriser l’inclusion des agricultrices dans les instances de décision.

des femmes assises autour d'un bureau et une femme debout
La toute nouvelle formation Passerelles d'Arterris est destinée aux agricultrices. La première promotion comprend 11 femmes.
© Arterris

A l’heure où les femmes sont encore peu présentes dans les métiers agricoles et sont sous-représentées dans les postes à responsabilité au sein des instances agricoles, la coopérative Arterris, qui s’étend principalement dans le Sud de l’Occitanie et la région Sud, met en place Passerelles. Il s'agit d'une formation qui a pour but d’accompagner les adhérentes agricultrices désireuses de renforcer leur engagement coopératif et de développer leurs compétences personnelles et professionnelles.

A relire : « Si des femmes veulent prendre la tête de coopératives agricoles qu’elles viennent chez Hectar ! »

Une formation inscrite dans la continuité du parcours Atouts Jeunes

La coopérative explique que ce programme de formation s’inscrit dans la continuité du parcours Atouts Jeunes, proposé par Arterris, qui a déjà connu cinq promotions, et destiné à accompagner ses adhérents vers une implication accrue au sein des comités de région mais aussi du conseil d’administration de la coopérative. Il s’agit d’une adaptation du programme Cybèle, piloté par La Coopération Agricole, enrichie de modules personnalisés développés par Arterris.

« Créer des passerelles durables entre femmes agricultrices engagées sur le territoire ».

Le parcours de Passerelles propose des formations sur la gouvernance coopérative, le leadership féminin, la communication et la gestion du temps, tout en valorisant l’engagement des participantes dans les actions et instances de la coopérative. Arterris explique : « Fidèle à son nom, Passerelles repose sur une forte dimension collective : il permet aux participantes de constituer un réseau, de partager leurs expériences et de créer des passerelles durables entre femmes agricultrices engagées sur le territoire ».

A relire : « On nous permet à nous agricultrices d’affirmer notre leadership ! »

11 femmes aux profils variés dans la promotion 2026

La promotion 2026 est composée de onze femmes aux profils variés : éleveuses, viticultrices, céréalières, semencières… Ces adhérentes ont été sélectionnées sur la base de leurs projets de diversification ou de leur engagement au service des filières, de leur motivation, de leur implication territoriale ainsi que de leur participation aux institutions agricoles. Le programme, lancé le 12 janvier au siège d’Arterris à Castelnaudary, se poursuivra jusqu’en octobre 2026.

« En tant que femme, les gens sont parfois surpris de nous voir sur le terrain »

Gabrielle de Guebriant, 38 ans, qui fait partie de cette première promotion Passerelles est aujourd’hui céréalière dans une exploitation de 75 hectares en Haute-Garonne et souhaite se diversifier en créant un atelier de plantation d’asperges vertes. Elle témoigne : « En participant à ce parcours, je souhaite mieux comprendre la gouvernance d’une coopérative, ses fondamentaux et savoir comment influer dans l’organisation, car une coopérative agricole appartient aux agriculteurs ». Et d’ajouter : « Cette formation représente également une opportunité de développer des compétences en prise de parole et en gestion du temps, mais aussi de rencontrer d’autres agricultrices pour échanger et s’entraider. En tant que femme, les gens sont parfois surpris de nous voir sur le terrain ; cela permettra aussi de libérer la parole ».

Lire aussi : Féminisation de l’agriculture : comment les bottées font bouger les lignes à la Cavac

D’autres coopératives ont ouvert la voie

D’autres coopératives ont également fait le choix d’œuvrer pour la féminisation de l’agriculture et de ses instances. On peut ainsi citer Les Bottées, un groupe d’agricultrices formé au sein de la Cavac, ou encore un groupe similaire baptisé les Sentin’elles monté chez Terrena, ainsi que Par’celles chez Eureden. Preuve que les femmes ont leur mot à dire et leurs idées à faire avancer au sein d’un métier encore très masculin.

A relire : « Les Bottées » de la Cavac organisent leur première rencontre

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