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La coop gersoise Vivadour s’adapte aux fluctuations des marchés avicoles

Quasi stabilité en palmipèdes, croissance en volailles standard, nouveau développement avec des œufs plein air, mais aussi demande forte de revalorisation en volailles Label Rouge marquent les productions avicoles de Vivadour depuis mi 2022 . 

La production gersoise de poulet label rouge est à la peine, tandis que la demande en conventionnel n'est pas satisfaite
© Vivadour

En 2022/2023, les éleveurs gersois de volailles et de palmipèdes ont dû faire face à un contexte compliqué, avec les épizooties successives de grippe aviaire, la baisse de consommation des produits sous signe de qualité et la hausse des coûts de production. « Depuis 2016, nous sommes confrontés à une succession de crises explique Delphin Guillaumey, directeur des productions avicoles de Vivadour, après l’AG de l'organisation de production tenue le 12 mars.

Lire aussi :  « résultat 2022-2023 positif pour Vivadour malgré la grippe aviaire » 

La vaccination des canards, un atout

En 2022/2023, le groupe coopératif a commercialisé 1,2 million de canards gras, en progression par rapport aux deux exercices précédents (1,1 million et 1 million de têtes). « Aujourd’hui, notre potentiel se situe à environ 1,4 million de canards (contre 1,6 million avant les épizooties). Cela traduit une adaptation au marché. C’est aussi lié aux éleveurs qui arrêtent faute de perspectives. » La claustration  des canards est mal vécue par les éleveurs. « Les sortir aux beaux jours permettrait d’améliorer le bien-être animal et d’obtenir de meilleurs résultats techniques. Il faudra trouver un compromis, car la vaccination redonne vraiment espoir aux éleveurs », analyse Delphin Guillaumey. 

Les volailles standard en développement

En volailles standard, Vivadour a produit 4,8 millions de poulets chez 23 éleveurs, dont 60 % en Poulet d’Ici (né, élevé et nourri localement). « Cette production répond à un marché porteur grâce à son prix moins élevé. Nous répondons à Fermiers du Gers qui veut saturer son abattoir de Condom. Nous produisons 100 000 volailles par semaine, avec l’objectif est de monter à 120-130 000 volailles le plus rapidement possible ». Vivadour atteindra 5,2 millions de volailles standard d’ici fin juin 2024. La coop cherche à croître sa production avec de nouveaux projets. Un bâtiment de 1600 m2 est en cours de construction et d’autres à l’étude. 

En volailles festives, 2023 a été compliqué par l’influenza aviaire avec des blocages de zones, des problèmes sanitaires (réovirose et staphylocoques) et des difficultés d’approvisionnement en poussins. Cent mille volailles ont néanmoins été commercialisées par Fermiers du Gers qui projette une légère augmentation, revenant aux niveaux d’avant influenza aviaire. 

Le Label Rouge à revaloriser

3,5 millions de volailles Label Rouge ont été mises en place en 2022/2023 chez 150 éleveurs. Le second semestre a été difficile à cause de marchés à reconquérir et de l’inflation. « Sur le premier semestre 2024, une nouvelle phase de reconquête est en cours, en profitant de la baisse sur le prix de l’aliment. On commence à observer des signaux positifs, mais revenir à une production plus importante prendra du temps », admet Delphin Guillaumey.  Par ailleurs, les éleveurs se mobilisent fortement pour obtenir une revalorisation de leurs prix auprès de l’organisation de production et des autres acteurs de la filière. « Certains s’interrogent sur leur poursuite de leur activité. Une revalorisation et une nouvelle dynamique inciteraient des éleveurs à reprendre des sites ou à se lancer dans de nouveaux projets. Cette problématique est partagée par les différentes organisations de production du Sud-Ouest », poursuit-il. 

Développer l' oeuf  plein air

Avec 29 millions d’œufs bio en partenariat avec Cocorette, Vivadour est loin des 33 millions prévus. En cause deux foyers de grippe aviaire, des reports de mises en place de poules, des contaminations salmonelles de troupeaux à l’automne 2023. 

Désormais Vivadour vaccine tous ses lots pour préserver sa production bio et cherche de nouveaux éleveurs de poulettes pour avoir la maîtrise complète de sa production.  D’ici fin juin 2024, la coopérative devrait avoir produit 32 millions d’œufs. Elle prévoit aussi de développer des sites de 20 000 poules plein air, toujours avec Cocorette. 

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