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« J'utilise un logiciel pour enregistrer mes pratiques mais aussi faire des vérifications réglementaires et économiques »

Béatrice Blanchard, agricultrice à Mouthiers-sur-Boëme en Charente, enregistre les pratiques de l'exploitation, dont les traitements phytosanitaires, sur le logiciel Mes Parcelles depuis 11 ans. Elle y voit beaucoup d’intérêts, comme pouvoir faire des vérifications réglementaires ou gérer les stocks d’intrants. Et elle est déjà dans les clous pour répondre à l'obligation de registre phytosanitaire numérique en 2026.

<em class="placeholder">Béatrice Blanchard, exploitante avec son mari à Mouthiers-sur-Boëme en Charente.</em>
Saisir sur un logiciel permet aussi de se rendre compte de ce que l’on consomme vraiment et parfois de faire des économies, estime Béatrice Blanchard.
© B. Blanchard

« Nous nous sommes abonnés en 2014 au logiciel Mes Parcelles, sur les conseils de la chambre d’agriculture. À l’époque, nous avons ressenti ça comme une charge de travail administratif supplémentaire, puis au fur et à mesure du temps, nous avons pris conscience de l’intérêt pour notre exploitation d’utiliser un logiciel de traçabilité. Nous ne reviendrions pas en arrière aujourd’hui. Le logiciel permet de saisir tous les travaux réalisés sur l’exploitation dont les traitements phytosanitaires, et il offre de multiples fonctionnalités en plus. Par exemple, la possibilité de vérifier si un produit est autorisé sur la culture, le délai de réentré dans la parcelle, le délai avant la récolte, les dates de fin d’utilisation des produits, ou les mélanges autorisés. Ces vérifications permettent de gagner du temps et d’être serein en cas de contrôle. Si besoin, on retrouve très rapidement une intervention réalisée sur l’année en cours ou sur une année antérieure, ce qui est plus pratique que d’aller rechercher dans des papiers.

Le logiciel nous est également utile pour gérer nos stocks d’intrants et vérifier par exemple si ce que nous facturent nos fournisseurs est bien conforme à ce que nous avons épandu, puisqu’au fur et à mesure de nos saisies, les quantités de produits utilisés sont retranchées de nos stocks du début. Cela permet de réfléchir par soi-même, de se rendre compte de ce que l’on consomme vraiment et parfois de faire des économies. Lors de contrôles et d’enquêtes, j’ai pu renseigner facilement les informations demandées grâce au registre phytosanitaire présent dans le logiciel que j’ai rempli après chaque intervention. L’obligation de registre phytosanitaire numérique en 2026 ne sera pas un problème pour nous, nous sommes rodés. »

Béatrice et Fabrice Blanchard, SCEA BBF, 250 ha de SAU, en blé tendre, orge, colza, maïs, fève, jachère et prairies.

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