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« J’ai appris à mieux connaître mes salariés», se félicite Yannick Jacq, éleveur de porc

Eleveur de porcs, Yannick Jacq a suivi la formation proposée par son groupement Porc Armor Évolution et le Cerfrance Finistère. Il témoigne de son intérêt pour mieux appréhender les besoins de ses salariés.

Yannick Jacq. «On ne gère pas plusieurs salariés comme on le fait pour un seul. Il est nécessaire de cerner les besoins de chacun.»
Yannick Jacq. «On ne gère pas plusieurs salariés comme on le fait pour un seul. Il est nécessaire de cerner les besoins de chacun.»
© D. Poilvet

Yannick Jacq, éleveur à Saint-Thégonnec dans le Finistère, est à la tête d’une exploitation composée d’un atelier porc de 250 truies naisseur-engraisseur, de 150 vaches laitières et de 240 hectares de surface agricole utile. Il dispose pour faire tourner l’exploitation de trois salariés en CDI, d’un salarié à mi-temps partagé et de trois apprentis.

Yannick a participé il y a trois ans à une formation proposée par son groupement. « L’objectif était de mieux se connaître pour mieux gérer ses salariés », se souvient-il.

D’un naturel dynamique, il se projette en permanence sur de nouveaux projets, et est exigeant sur la qualité du travail des salariés. « J’ai découvert pourquoi je pouvais parfois avoir des conflits avec certains d’entre eux. Désormais, j’en tiens compte, ce qui me permet d’avoir des relations de meilleure qualité. Je suis plus tolérant en cas d’erreur. On en discute, je lui fais prendre conscience des conséquences techniques ou économiques de son acte, puis on passe à autre chose. » L’éleveur a aussi dû gérer l’agrandissement de la taille de son équipe, suite au départ à la retraite de ses parents. « On ne gère pas plusieurs salariés comme on le fait pour un seul. Il est nécessaire de cerner les besoins de chacun, le mieux et le plus rapidement possible. »

Ces besoins ne sont jamais identiques. « Ce peut être l’argent, la reconnaissance, la prise de responsabilités ou encore de meilleures conditions de travail. À moi de m’adapter pour les satisfaire, sinon ils risquent d’aller voir ailleurs ! » Un risque qu’il ne veut pas prendre.

 

Évaluer le niveau de compétence de chacun

« La pénurie de salariés à un impact direct sur les projets de développement des exploitations agricoles. Il peut aussi indirectement altérer la qualité du travail, en se voyant contraint de donner plus de responsabilités à quelqu’un qui n’a pas les capacités à les assumer. Le rôle d’un employeur est aussi d’évaluer précisément le niveau de compétence de ses collaborateurs. Cela passe avant tout par un dialogue permanent. »

C’est pourquoi Yannick n’hésite pas à surdimensionner légèrement son équipe par rapport à ses besoins. Il fait appel régulièrement au service de remplacement pour l’aider lors de pointes de travail ou en cas d’arrêt maladie. Il maintient aussi la cohérence de l’équipe, partagée sur plusieurs activités, en maintenant la pause commune du matin autour d’un café. « Les salariés sont polyvalents. Ceux qui s’occupent des vaches peuvent aider lors des sevrages ou des mises bas. »

Il s’est rendu compte que certains d’entre eux sont très actifs sur les réseaux sociaux. « La réputation des éleveurs, c’est comme pour les restaurants. Si tu es mal noté, tu auras du mal à trouver des salariés ! »

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