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Handicap et agriculture : « J’ai pu être aidé pour investir dans du matériel adapté et continuer de travailler sur mon exploitation en Eure-et-Loir »

Jack Marchand, agriculteur de 58 ans à Yèvres, en Eure-et-Loir, a pu bénéficier d’aides financières pour acquérir du matériel adapté grâce à la reconnaissance de son handicap.

<em class="placeholder">Jack Marchand, 58 ans, agriculteur à Yèvres, en Eure-et-Loir</em>
Jack Marchand, agriculteur en Eure-et-Loir, a pu bénéficier d'un accompagnement pour réaliser des adaptations sur son exploitation afin de poursuivre son activité malgré un handicap physique.
© J. Marchand

Première étape : faire reconnaître son handicap

« C’est en faisant un point avec la MSA, médecin du travail et assistante sociale, que j’ai découvert que je pouvais être aidé afin de pouvoir, malgré un handicap, poursuivre mon activité tout en l’adaptant. Je ne savais pas qu’il était possible d’être soutenu dans ce type de démarches. J’ai donc dans un premier temps été accompagné pour faire parvenir à la Maison départementale de l’autonomie (MDA) une demande de Reconnaissance de qualité de travailleur handicapé (RQTH).

Mes premiers problèmes de santé sont apparus en 2020, alors que j’étais âgé de 54 ans, notamment au niveau de la hanche, ce qui m’a contraint à stopper mon activité professionnelle. Mon médecin m’a prévenu que ma mobilité était celle d’une personne de 80 ans. Par la suite, c’est mon genou qui a été touché. J’étais donc au pied du mur : il fallait réagir et passer par une intervention chirurgicale que j’ai programmée pendant la période creuse de l’hiver.

Une étude ergonomique du poste de travail

Concernant ma demande de RQTH, le dossier est composé d’une partie médicale et d’une partie administrative. Après avoir obtenu cette reconnaissance, j’ai pu bénéficier d’une étude de poste, réalisée par un expert en ergonomie directement à la ferme.

Des aides financières accordées pour adapter le poste de travail

Un rapport a ainsi pu être soumis à l’Agefiph pour pouvoir solliciter des aides financières afin d’investir dans du matériel et des aménagements adaptés à mes problèmes de santé. Par exemple, j’ai pu être aidé pour financer l’achat d’une échelle installée sur la remorque à grains. J’ai également obtenu un financement partiel pour un siège pneumatique, ainsi que pour un porte-roue, matériel qui permet de déplacer ou changer une roue.

Une attention particulière sur le port de charges lourdes

J’ai également réfléchi à une nouvelle organisation pour me soulager. Plutôt que d’utiliser des semences en sacs, et donc pour éviter le port de charges lourdes, je possède désormais une remorque pour emmener des big bags. Cela facilite l’approvisionnement de la trémie pendant les semis, grâce à un télescopique que j’ai racheté. Ce dernier a une cabine abaissée et comporte donc moins de marches. Aujourd’hui, je fais très attention au port de charges lourdes. Même si j’ai pu récupérer une certaine capacité physique depuis les opérations, je souffre de douleurs persistantes notamment lorsqu’il faut monter des marches. Ces aménagements permettent de me soulager. »

160 ha, maïs, colza, blé tendre, blé dur, orge d’hiver.

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