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Vers un « no birds land » dans nos campagnes

L’évolution des oiseaux est alarmante dans les milieux agricoles selon deux études du MNHN et du CNRS(1).

L'alouette des champs disparaît de nos plaines céréalières.
© W. Kruck/Fotolia

Le muséum naturelle d'Histoire naturelle coordonne un suivi au niveau national avec le concours d’ornithologues amateurs(2) sur différents habitats, dont le milieu rural. Les populations y diminuent depuis les années 90 et, pour certaines espèces spécialistes de ces milieux comme l’alouette des champs, un individu sur trois a disparu en quinze ans. Le CNRS de Chizé a quant à lui mené une étude sur une zone plus restreinte de plaine céréalière dans les Deux-Sèvres(3) depuis 1995. En 23 ans, toutes les espèces d’oiseaux de plaine ont vu leurs populations fondre comme l’alouette des champs (baisse de 35 %) ou les perdrix avec huit individus disparus sur dix.

Le CNRS précise que ce déclin en milieu agricole concerne toutes les espèces, y compris celles dites généralistes alors que ces dernières ne décroissent pas à l’échelon national selon l’étude du MNHN. Le CNRS en conclut que la diminution est propre au milieu agricole et à l’intensification des pratiques depuis vingt-cinq ans. Il pointe du doigt la fin des jachères depuis 2008-2009, la reprise d’une surfertilisation et la généralisation des insecticides néonicotinoïdes.

(1) Muséum national d’histoire naturelle et Centre national de recherche scientifique.(2) Programme Stoc (Suivi temporel des oiseaux communs).(3) Zone atelier Plaine et Val de Sèvre.
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