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Le bilan de santé révélé
Une nouvelle Pac décoiffante

Le 20 mai, la Commission européenne a présenté son projet de réactualisation de la Pac dans le cadre du bilan de santé. En l'état, les conséquences seraient loin d'être négligeables pour les exploitations de grandes cultures.

Simplifier, rationaliser, moderniser. Tels sont les maîtres mots de la Commission européenne lors de la présentation du bilan de santé de la Pac. Cela se traduit par la suppression de la jachère, de l’aide aux cultures énergétique et des aides couplées pour les grandes cultures. Bruxelles considère que le régime des paiements historiques « devient de plus en plus difficile à justifier ». C’est pourquoi elle veut le faire disparaître progressivement. Chaque Etat membre va avoir la possibilité « d’adopter un système de paiement unique plus uniformisé, et de redistribuer les aides découplées entre les agriculteurs et les régions », a expliqué Jean-Luc Demarty, directeur général de la direction général de l'agriculture et du développement rural (DGAgri) de la Commission européenne. La modulation des aides va être augmentée progressivement pour finir à 8 % pour les exploitations touchant moins de 100 000 euros à 17 % pour celles recevant plus de 300 000 euros.

Le mécanisme d’intervention du blé panifiable (seule céréale restant interventionnable) va être profondément réformé et basé sur des appels d’offre. "Nous avons une grande expérience de ce système, a voulu rassuré Jean-Luc Demarty. Si le prix du blé est très bas, Bruxelles ouvre un appel d'offre. C'est la Commission qui en apprécie la nécessité en fonction de certains critères. Quand l'appel d'offre est clôturé, nous choisissons les meilleurs offres, donc les moins couteuses. Ce ne sera plus un guichet ouvert comme c'est le cas actuellement".

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