Aller au contenu principal

Une bonne connaissance des sols aide à mieux les protéger

Les différentes fonctionnalités des sols sont mal connues des collectivités ou des aménageurs, notamment, ce qui n'aide pas à leur préservation.

Joël Moulin est pédologue à la chambre d'agriculture de l'Indre.
© Chambre agriculture Indre

« Il n’y a rien qui protège les sols en France. Sur le plan juridique c’est vide, à part pour certaines situations comme sur les zones humides, qui concernent peu les grandes cultures. » Pédologue à la chambre d’agriculture de l’Indre, Joël Moulin dresse un constat peu positif sur la protection des sols. « Une directive européenne aurait pu au moins établir un statut pour le sol. Mais il est utopique de croire qu’un seul texte de loi pourrait gérer la protection des sols sur un territoire français qui comprend de grandes disparités géo-morphologiques », considère-t-il.

« Les sols se caractérisent par leur multifonctionnalité avec des fonctions écosystémiques : biomasse (productions agricoles), biodiversité, eau, régulation par rapport aux aléas climatiques, culturel avec les paysages…, énumère le pédologue. Si l’on doit mettre en place des mesures de protection, il faut passer par chacune de ces fonctions. »

Le sol n’est pas un milieu à consommer

« Au-delà de textes de loi, la meilleure considération des sols passe par sa bonne connaissance, selon Joël Moulin. Par exemple, sur la question de l’artificialisation des sols où l’on n’est vraiment pas bon en France, un aménageur considère le sol comme un milieu à consommer sans avoir conscience de sa valeur biologique et agronomique. En France, il y a divers exemples emblématiques où des terres à haut potentiel agronomique sont utilisées pour être bâties. En même temps, il y a une prise de conscience des collectivités de la consommation des sols et une demande de leur part pour mieux gérer l’espace. » Des spécialistes des sols travaillent sur un projet appelé Muse afin de donner des indicateurs aux collectivités locales pour qualifier la qualité des sols, et estimer là où les sols rendent le plus de services. Des informations pour échanger de manière fructueuse avec les collectivités.

Pour aller plus loin : lire "Les sols négligés par les sols"

Les plus lus

<em class="placeholder">Moisson des bles dans les plaines cerealieres de la Marne sous la menace de la pluie.</em>
Fonds d’urgence grandes cultures : qui peut en bénéficier et pour quel montant ?
L’État met en place un fonds d’aide d’urgence exceptionnel à destination de la filière grandes cultures. Doté de 35 millions…
<em class="placeholder">Apport d&#039;azote sur blé en sortie d&#039;hiver.</em>
Azote sur blé : quand réaliser le premier apport en 2026 ?

Le premier apport d’azote sur blé se raisonne en s’appuyant sur l’observation des parcelles et les analyses de reliquats…

<em class="placeholder">Agriculteur à la retraite avec son fils conduisant un valet de ferme.  </em>
Cumul emploi retraite agricole : des conditions plus restrictives pour les jeunes retraités

Les conditions de cumul emploi retraite évoluent à compter du 1er janvier 2027, limitant le cumul de la pension de retraite et…

<em class="placeholder">Grandes cultures. céréales. Moisson de l&#039;orge d&#039;hiver. rendement autour de 100 quintaux. moissonneuse batteuse dans la céréale à maturité. chantier de récolte. ...</em>
Bail rural : le recours excessif à un prestataire de travaux agricoles prive le fermier de son droit de préemption

La Cour d’appel de Reims vient de refuser le droit de préemption à un locataire qui avait recours à une entreprise pour des…

<em class="placeholder">Fabrice Duflo, agriculteur à Astaffort (Lot-et-Garonne)&quot;Le analyses de sève sont intéressantes, couplées avec des analyses de terres pour faire le distinguo de ce qu’il ...</em>
Analyse de sève : « J’ai amélioré mon rendement en blé de 7 quintaux par hectare dans un essai en corrigeant une carence en fer »
Producteur à Astaffort (Lot-et-Garonne), Fabrice Duflo a testé pour la première fois l'analyse de sève sur un blé, avec un…
<em class="placeholder">Alexandre Hatet, chambre d&#039;agriculture des Pays de la Loire et Bertrand Leroux-Coyau, agriculteur à Ballon-Saint-Mars (Sarthe),Le passage au semis direct doit permettre à ...</em>
Organisation du travail : « Je suis passé au semis direct d’abord dans un objectif de gain de temps sur mon exploitation dans la Sarthe »

Dans la Sarthe, Bertrand Leroux-Coyau a abandonné le labour pour s’engager dans le semis direct. La recherche de gain de temps…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures