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Un marché foncier rural atone en 2012

Hausse des prix de 1,1 %, recul des surfaces échangées et du nombre de transactions… Le paysage foncier dévoilé cette année par la FNSafer affiche une certaine stabilité.

Le prix des terres et prés libres n’a augmenté que de 1,1 % en 2012, soit moins que l’inflation (1,6 %), indique la Fédération nationale des Safer dans son rapport annuel sur les marchés fonciers ruraux. Le nombre de transactions est en repli de 5,8 %, et les surfaces échangées reculent de 11,5 % par rapport à l’an passé. Le prix de l’hectare libre s’établit à 5420 euros. Cette hausse moyenne masque une évolution contrastée entre les zones de grandes cultures (+ 3,2 %, à 6560 euros l’hectare) et les secteurs d’élevage bovin (stable, à 4220 euros l’hectare).


Progression des terres louées


Cette hausse modérée peut surprendre au regard de l’évolution de deux indicateurs qui influencent le prix du foncier : la hausse de l’excédent brut d’exploitation moyen et la baisse des taux d’intérêt.
Autre fait marquant, les surfaces vendues louées sont supérieures pour la deuxième année consécutive à celles vendues libres. Le prix de l’hectare des terres louées progresse d’ailleurs plus vite que celui des terres libres (+ 2,5 %), pour atteindre 4060 euros en 2012, une tendance qui se vérifie depuis 2005. Dans certaines régions, le coût d’acquisition des terres en location tend même à faire jeu égal avec celui des hectares sans bail.
Pour la première fois depuis quinze ans, les prix consentis par les acquéreurs agriculteurs est supérieur à celui déboursé par les autres catégories d’acheteurs, signe de la bonne tenue du revenu agricole et de l’impact de la crise sur les investisseurs.
Le rapport 2012 de la FNSafer apporte une lueur d’espoir dans l’épineux dossier de l’urbanisation : le marché des terres destinées à ce changement d’usage est repassé, en valeur, sous celui du marché des terres demeurant dans le giron agricole. Reste à savoir si ce léger relâchement de l’étreinte urbaine est à mettre sur le compte des politiques engagées pour endiguer le bétonnage, ou un simple effet conjoncturel lié à la crise.
À noter que la pression demeure très forte au contact des grandes agglomérations.

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