Aller au contenu principal

Protection des plantes
Un marché des phytos stable en 2017

Pour les firmes, le marché des phytos stagne en France. L’UIPP(1) souligne le caractère indispensable de ces produits pour l’agriculture.

Les herbicides représentent près de la moitié des phytos vendus en France.
© V. Marmuse

Un peu plus de 2 milliards d’euros en 2017. Le chiffre d’affaires des firmes phytosanitaires adhérentes de l’UIPP tourne autour des 2 milliards d’euros bon an mal an depuis des lustres en France alors qu’il est plutôt en augmentation dans le Monde. « On n’est pas dans un éclatement de l’utilisation des produits phytosanitaires », assène Nicolas Kerfant, président de l’UIPP, face à d’autres données qui montrent une augmentation de l’utilisation des phytos dans l’Hexagone. Les produits phytosanitaires sont pour près de la moitié des ventes des herbicides (46 % en valeur) et pour 35 % des fongicides. Nicolas Kerfant note la disparition récente de plusieurs molécules en Europe au premier rang desquelles les insecticides néonicotinoïdes alors que des risques non maîtrisables sont en augmentation en cultures conventionnelles et biologiques, avec l’arrivée notamment de nouveaux ennemis des cultures.

Des non autorisations arbitraires

« Le changement des règles en cours de route nous pose problèmes. Des décisions sur les non autorisations de produits semblent arbitraires ou hâtives et il y a une surmédiatisation de chaque épiphénomène alors que les produits sont essentiels aux productions agricoles », souligne le président de l’UIPP. L’augmentation des produits de biocontrôle qui pourraient passer de 5 % actuellement des phytos à 15 % en 2025 se fera grâce aux apports des firmes phytosanitaires. « Et, souligne Nicolas Kerfant, 85 % du marché de la protection des plantes restera composé de produits conventionnels. »

(1) Union des industries de la protection des plantes

Les plus lus

Au stade cotylédon, le gel se traduit par un noircissement qui se généralise et détruit le pied de betterave. © F. Franzetti
Gel : betteraves, céréales, colzas... quelles conséquences pour les cultures ?
Outre des dégâts spectaculaires en vigne et en arboriculture, le gel a aussi été destructeur pour les grandes cultures, à…
 © Groupe Safer
Les terres agricoles, toujours objet de convoitise
Agriculteurs, promoteurs, investisseurs… La terre agricole reste convoitée. Malgré l’arrivée sur le marché de parcelles liée aux…
Dans de nombreuses régions, les niveaux élevés d’évapotranspirations affectent déjà les potentiels. © Jérôme Chabanne
Sécheresse  agricole : le mal est-il déjà fait pour les cultures ?
Le déficit de pluviométrie est d’ores et déjà critique pour les cultures en place dans le sud de la France et dans les terres…
Gel/betteraves : Cristal Union fournira gratuitement les semences des ressemis pour préserver les surfaces
Le groupe coopératif Cristal Union fournira gratuitement les semences pour ressemer les parcelles de betteraves détruites par le…
Les engrais minéraux représentent 40% des émissions de gaz à effet de serre d’origine agricole.  © C. Baudart
Loi Climat : une nouvelle taxation des engrais pour 2024 ?
Parmi les mesures phare du projet de loi « Climat et résilience » : la taxation des engrais azotés. Cette dernière est envisagée…
Sur céréales, l'intensité des dégâts est lié à l’espèce, au stade et à l’exposition. © C. Baudart
Gel : des pertes autour de 10 % en colza et betterave
Les dégâts liés à l’épisode de gel qui a frappé les campagnes françaises à partir du 12 avril commencent à être chiffrés en…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 100€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures