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Très peu de résidus de pesticides dans les aliments

L’Autorité européenne de sécurité des aliments (Efsa) a publié son rapport annuel de surveillance des résidus de pesticides dans les produits alimentaires le 12 avril. Les résultats portent sur l’année 2015. 97,2 % des échantillons analysés — plus de 84 000 en tout — se situent dans les limites maximales de résidus (LMR) permises par la législation de l’Union européenne. Plus de la moitié de ces échantillons (53,3 %) étaient exempts de résidus quantitifiables. Ces chiffres sont similaires à ceux de 2014. Les LMR ont été dépassées dans 5,6 % des produits testés provenant de pays tiers, chiffre en baisse par rapport aux 6,5 % de 2014. Seulement 1,7 % des aliments issus des pays de l’UE (+ Norvège et Islande) montraient des teneurs en pesticides au-delà des LMR.

Le changement d’affectation des sols limité

Des chercheurs ont démontré lors d’une journée scientifique organisée le 29 mars à Paris par le GIS (Groupement d’intérêt scientifique) créé sur cette thématique, que le changement d’affectation des sols, au profit de l’artificialisation des terres ou des énergies renouvelables à travers la mise en place de cultures énergétiques, reste limité en France. Dans le cas des énergies renouvelables, il est difficile à évaluer. « Rétrospectivement, les surfaces de colza ont progressé de façon plus importante que les autres cultures, particulièrement au détriment des prairies et des cultures de protéagineux », a souligné Bruno Gagnepain, chercheur à l’Ademe. Mais les études ne permettent pas de préciser le débouché de l’oléagineux, utilisé pour faire du biodiesel mais aussi de l’huile alimentaire.

L’agroécologie évaluée

Ce n’est pas si fréquent : la politique agroécologique lancée par le ministère de l’Agriculture en 2012 s’appuie sur un plan d’actions qui prévoit son propre système d’évaluation. De fait, un comité dédié a été mis en place. Il a publié en mars un « rapport d’avancement ». Celui-ci présente la démarche et les indicateurs retenus. 41 d’entre eux portent sur les résultats (proportion d’exploitants ayant entendu parler de l’agroécologie, nombre d’exploitations certifiées à haute valeur environnementale…) et 31 sur les impacts de la politique agroécologique (consommation totale d’énergie dans l’agriculture…). Dans beaucoup de cas, les appréciations restent floues, la tendance passée étant difficilement lisible.

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