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Total limiterait l’huile de palme à La Mède

Total ne pourra pas importer plus de 450 000 tonnes d'huiles végétales brutes pour alimenter son usine de La Mède.
© Pixabay

Le 16 mai, Total a obtenu du préfet de la région Paca l’autorisation de créer une bio-raffinerie à La Mède, site que le groupe exploitait auparavant pour raffiner des produits pétroliers. Le projet fait bondir depuis des mois la filière oléoprotéagineuse car l’industriel veut produire du biodiesel de type HVO (Hydrotraitement des huiles végétales) en important de l’huile de palme. Sur les 650 000 tonnes de matières premières que l’usine va transformer par an, Total est autorisé à utiliser 450 000 tonnes d’huiles végétales brutes, dont de l'huile de palme. Les huiles usagées devront quant à elles représenter au moins 25 % de l'approvisionnement (162 000 t).

Dans un communiqué du 16 mai, le ministère de la Transition écologique signale que le gouvernement a demandé à Total de « réduire autant que possible » le recours aux huiles végétales brutes, notamment celle issue de palme. Le pétrolier a annoncé qu’il s’engageait à ne pas en traiter plus de 300 000 tonnes par an. Reste que pour la FOP (producteurs d’oléoprotéagineux), « Nicolas Hulot a capitulé » en autorisant le projet : l’huile de palme est cause de déforestation, les huiles usagées risquent d’être importées d’Asie et le projet ne soutient pas le colza français.

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