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[Vidéo] Semis direct VS labour : « Lors d’années de sécheresse, on a plus d’eau à disposition dans les sols en semis direct par rapport à ceux labourés »

La plateforme d’Oberacker, créée en 1994 en Suisse, a étudié pendant 30 ans les effets sur la structure et l’écologie du sol du semis direct et du labour. Son cofondateur Wolfgang Sturny présente les principaux résultats obtenus jusqu’ici, lors de la journée TCS à Vendôme le 18 décembre 2025.

​​​​​​Que retenir des recherches menées depuis 30 ans à la plateforme d’Oberacker en Suisse ? Ce site expérimental constitue une référence pour évaluer les effets de deux systèmes culturaux différents : le semis direct et le labour.

Une meilleure infiltration de l'eau dans les sols moins travaillés

« Très vite, on remarque une activité biologique beaucoup plus importante en semis direct comparé au labour », témoigne son cofondateur Wolfgang Sturny, le 18 décembre lors de la journée dédiée aux techniques de conservation des sols (TCS) à Vendôme (41). « On a beaucoup plus de vers de terre […] et on conserve beaucoup plus d’eau », souligne l’agronome allemand.

Les sols non travaillés présentent une meilleure infiltration de l’eau de pluie et une capacité de stockage accrue. L’absence de labour limite également les obstacles dans le sol, favorisant le développement racinaire et les remontées d’eau par capillarité.

« On s’approche d’une situation et une structure qu’on trouve dans les prairies permanentes »

« Avec un semis direct sans aucun travail après quasiment trois décennies, on s’approche d’une situation et une structure qu’on trouve dans des prairies permanentes », souligne-t-il. D’un point de vue économique, l’arrêt du labour permet des gains en temps de travail et une réduction de la consommation de carburant, soutient Wolfgang Sturny, qui reconnaît toutefois la nécessité d’avoir du matériel adapté au semis direct. L’agronome appelle à diminuer le poids des machines, afin de garder un « système sol intact ». « Le sol a quand même 50 % de vide, […] chaque fois qu’on passe par-dessus, on tasse, on tasse, et c’est ça qu’il faut éviter », recommande-t-il.

Sans labour, comment se passer du glyphosate ?

Parmi ses récentes pistes de recherche, la plateforme d’Oberacker s’est penchée sur les alternatives à l’utilisation du glyphosate pour ses systèmes culturaux sans labour. L’objectif était d’éviter de devoir utiliser l’herbicide au printemps. « On a commencé à travailler avec des engrais, des couverts gélifs […], le sol bien couvert, avec des plantes qui avaient dépéri par le gel, et ce n’était pas nécessaire de devoir utiliser du glyphosate », relate Wolfgang Sturny. « Cette idée a ensuite aussi été reprise par beaucoup de praticiens, et là je pense qu’à long terme, on va pouvoir se passer du glyphosate », affirme l’agronome allemand.

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