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Semences
Saaten Union défend son produit Croisor 100

Asur plant breeding, ex-Saaten union recherche a présenté le 17 septembre à Paris son nouvel actionnariat et ses stratégies engagées, notamment sur l’avenir de l’hybridation chimique pour la production de semences de blé tendre hybride avec son produit Croisor 100.

Le board des directeurs d'Asur plant breeding (de gauche à droite) : Jean-Benoît Sarazin, directeur technologies ; Charles Snijders, directeur sélection ; Wolf von Rade, président ; Guillaume de Castelbajac, directeur général et Frédéric Rousseau, directeur des opérations.
© S. Thillaye

Lors d’une conférence de presse le 17 septembre à Paris, Saaten Union a présenté sa structure de recherche en France qui prend dorénavant le nom d’Asur plant breeding. Trois coopératives entrent au capital de Asur plant breeding : Acolyance, Terre Atlantique et la Cavac. Historiquement partenaires, les coopératives étaient déjà promotrices de semences d’hybrides de céréales à paille, spécialité de Saaten Union. « Ensemble, elles représentent 13 % du capital de la structure à hauteur de 3,5 millions d’euros, a annoncé Guillaume de Castelbajac, directeur général d’Asur plant breeding. L’actionnaire majoritaire est le sélectionneur allemand Nordsaat à hauteur de 50 % et le reste est partagé par les trois autres obtenteurs du groupe Saaten Union : Ackermann, Petersen et Südwestsaat ».

Réduction de 30 % des doses

A cette occasion la filiale a apporté quelques précisions sur leur agent chimique d’hybridation (ACH) : « nous sommes de plus en plus convaincu que le Croisor 100 est le meilleur outil d’hybridation actuel », indique Guillaume de Castelbajac. Seul ACH existant dans le monde, le Croisor 100 est la formulation commerciale de la matière active réhomologuée en 2011 : le sintofen. La firme possède l’autorisation de mise sur le marché jusqu’en 2024 et compte bien continuer à développer le marché des blés hybrides obtenus grâce à cet ACH. « Le blé tendre est la céréale la plus cultivée dans le monde, a rappelé le directeur général. Et nous voulons capitaliser sur nos 25 années d’expertise ». D’autant plus que « le Croisor 100 ne fonctionne pas sur l’orge », a-t-il précisé. Autre argument : « aujourd’hui notre bonne connaissance du produit nous permet de réduire les doses de Croisor 100 de 30 % », note Jean-Benoît Sarazin, directeur technologies d'Asur plant breeding.

Par ailleurs, la firme innove en conservant ses semences sous-vides. Le procédé permet de garder des semences à la qualité préservée sur une longue durée, plus de deux ans. Déjà 6 000 tonnes ont été conditionnées en big bag avec réduction des pertes de semences.

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