Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

MESSAGE ABONNES IMPORTANT

Afin d'être sûr de recevoir nos futures publications quelle que soit l’évolution de la situation sanitaire, activez votre compte numérique au plus vite en complétant vos informations.

J’active mon compte numérique

Analyse
Quand la ferme familiale cède la place à l’entreprise agricole

Dans une large étude, le ministère de l’Agriculture fait le point sur l’emploi agricole. L’étude confirme le vieillissement de la population… et le passage à des structures plus entrepreneuriales.

Les transmissions familiales perdent du terrain au fil des années.
© S. Leitenberger

Comment le métier d’agriculteur se transforme-t-il ? C’est la vaste question à laquelle souhaite répondre l’ouvrage Actif’Agri réalisé par le Centre d’études et de prospective du ministère de l’Agriculture, présenté le 10 avril. Chiffres à l’appui, l’étude confirme deux tendances connues. D’une part, la population des actifs agricoles se réduit, avec une perte de 25 % des exploitants en quinze ans. La baisse semble toutefois moins rapide en grandes cultures (-1,5 % entre 2015 et 2016) qu’en élevage bovins (- 3,3 %). D’autre part, cette population vieillit. Entre 2010 et 2016, la part des 60 ans et plus est passée de 10 à 17 %. Consolation : si l’agriculteur français, 52 ans en moyenne, est plus vieux que la moyenne des actifs de l’Hexagone (40,5 ans), il est plus jeune que nombre de ses homologues de l’Union européenne.

La main-d’œuvre se concentre dans les grandes fermes

L’étude montre également que les 10 % des fermes les plus grandes concentrent 22 % des emplois. La main-d’œuvre non salariée y progresse plus vite qu’ailleurs (+ 0,7 % par an contre - 0,4 % pour les plus petites). Structurellement plus élevé dans ces fermes-là, le nombre de salariés augmente lui aussi, mais moins vite que dans les exploitations plus petites. Globalement, le salariat agricole se précarise, avec des travailleurs plus jeunes et moins bien payés que dans les autres secteurs.

Autre enseignement : les exploitants s’émancipent de plus en plus de leur famille. Dans les fermes grandes et moyennes, les deux tiers des conjoints qui ne sont pas coexploitants travaillent à l’extérieur. Et plus de 30 % des installations se sont effectuées hors du cadre familial en 2017, contre moins de 25 % en 1998. « 20 % des agriculteurs sont d’ascendance paternelle non agricole contre 10 % seulement vingt-cinq ans plus tôt », précise l’étude qui souligne également que, de plus en plus souvent, le successeur « désigné » refuse de reprendre la ferme…

La délégation intégrale se développe

C’est flagrant en grandes cultures : la délégation intégrale, qui consiste à faire faire tous les travaux culturaux par une entreprise, prend de l’ampleur. Elle touchait 12,5 % des exploitations en 2016. L’Eure, la Haute-Garonne et les Pyrénées-Atlantiques sont les départements les plus concernés. 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Les semis de printemps ne devraient pas être perturbés par le coronavirus, les activités agricoles n'étant pas concernées par les restrictions d'activité. © J.-C.Gutner
Coronavirus : la filière céréalière fait front face à la crise
La filière céréalière s’organise pour ne pas interrompre la chaîne allant de l’appro à la transformation, en passant par la…
Coronavirus : la filière pommes de terre sur le qui-vive
Fini les frites au restaurant : le confinement lié au Covid 19 fait s'effondrer la demande de pommes de terre pour l'industrie,…
En 2019, la gendarmerie a relevé 1776 dégradations sur les exploitations agricoles. © Julie Pertriaux
Vols et dégradations : le travail des gendarmes fait des vagues
Le dispositif Demeter, créé pour lutter contre les violences visant le monde agricole, suscite l’émoi des opposants au modèle…
La tension sur les camions du fait de la cessation d'activité des transporteurs, faute de rentabilité, ou du droit de retrait des chauffeurs, est l'une des principales craintes de la filière. © J.-C. Gutner
Coronavirus : la logistique, maillon fragile de la filière céréalière
Jusqu’ici, la filière céréalière tient bon, mais des craintes émergent sur la pérennité des transports par camion et par train.
La CNDSF craint des pressions pour imposer les semences certifiées en HVE. © Cap Semences
La CNDSF refuse le "tout semences certifiées" dans les filières de qualité
Pour les défenseur de la semence de ferme, les filières de qualité et la certification environnementale ne doivent pas imposer la…
Quel impact du gel printanier sur les colzas et céréales ?
Après un hiver humide avec des températures printanières, le printemps commence avec un vent d’est hivernal. Les cultures sont à…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures