Aller au contenu principal

Lutte contre les mauvaises herbes
Profiter de l´interculture pour réduire la pression adventices

Déchaumage, travail du sol, application d´un herbicide total, culture intermédiaire : la période entre deux cultures peut être mise à profit pour diminuer la pression des adventices.


« Les interventions en interculture doivent être perçues comme la base de la gestion des mauvaises herbes dans les parcelles. Le désherbage venant par la suite sur culture est une action complémentaire de tout ce qui a été réalisé en interculture. » Pour Lionel Jouy, Arvalis, l´interculture est au moins aussi importante que le traitement sur cultures pour lutter efficacement contre les adventices.
« Dans une rotation conventionnelle avec cultures d´hiver et de printemps, le déchaumage puis le labour assurent le désherbage de base, insiste Lionel Jouy. Le déchaumage a pour effet de faire germer les graines des mauvaises herbes et de les détruire en partie. Quant au labour, il a une action très forte de désherbage en enfouissant les graines à plus de vingt centimètres, à une profondeur où elles sont incapables de germer. »

Lionel Jouy présente une autre situation culturale : interculture courte avec dominance de cultures d´automne et non labour. « La courte durée de l´interculture impose une conduite très simplifiée avec un minimum de déchaumage et il n´y a plus de labour. Dans ce cas, nous risquons de voir toutes les adventices levées le jour où l´on sème. Les traitements avec des herbicides totaux de type glyphosate-sulfosate à l´interculture apportent rapidité d´intervention et efficacité, particulièrement sur les graminées. La grosse limite, c´est que la technique ne permet pas de dynamiser les levées avant le semis. »
Le spécialiste note l´importance du déchaumage dans tous les cas de figure, « notamment quand le stock semencier est élevé. Le déchaumage permet de remplir le rôle de réduction du stock présent à l´horizon de surface en l´associant à l´emploi d´herbicides totaux. Il faut bien se fixer comme objectif d´avoir une parcelle propre au moment du semis. »


Stratégie d´usure contre les vivaces
Le déchaumage pourrait favoriser le développement des vivaces en fractionnant les rhizomes des chardons et autres chiendents. Selon Lionel Jouy, « c´est vrai si on laisse ces plantes se développer et faire tout leur cycle. On doit interrompre leur développement. Une solution est d´assurer un déchaumage le plus tôt possible après récolte et un autre avant le 15 août. On s´impose alors six semaines avant d´intervenir avec un herbicide non sélectif. La technique a pour effet d´épuiser rapidement les réserves des plantes vivaces. »
Lionel Jouy envisage la lutte contre les vivaces « comme une stratégie d´usure qui peut durer plusieurs années. Le producteur s´organisera pour pouvoir intervenir en interculture puis dans la culture avec des produits efficaces aux stades les plus vulnérables des adventices. »

L´assolement avec alternance de cultures d´hiver et de printemps, et les gammes variées de produits que l´on y trouve, augmentent les chances de contrôler le développement des mauvaises herbes, annuelles et vivaces. « Les cultures pérennes comme la luzerne ou les prairies pendant quelques années dans l´assolement sont très efficaces contre les vivaces, ajoute le spécialiste d´Arvalis. Le chardon ne peut jamais faire complètement son cycle. » Il ne faut pas laisser aux mauvaises herbes le temps de respirer.
Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Par défaut, la zone non traitée s’établit à partir de la limite de propriété du riverain et non à partir de ses bâtiments.  © C. Watier
Réglementation/ZNT : les 8 questions que tout agriculteur doit se poser pour éviter les pièges
Les zones non traitées à mettre en place près des habitations viennent compliquer le travail au champ, la gestion du parcellaire…
Sébastien Windsor Chambres d'agriculture
« 15 % des agriculteurs pourraient ne pas passer l’année » dans les zones intermédiaires (Chambres d'agriculture)
Sébastien Windsor , président de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture, a alerté sur la situation difficile de…
plan de relance - volet agricole
Plan de relance/agriculture : 1,2 milliard d'euros pour la souveraineté agroalimentaire française
Plan protéines doté de 100 millions d'euros, "aide à la conversion" pour l'agroéquipement, crédit d'impôt pour la certification…
Avec une année 2020 "catastrophique" faisant suite à plusieurs mauvaises campagnes, les responsables de l'AGPB Eric Thirouin (président, à gauche) et Philippe Heusèle (secrétaire général) ont appelé à des mesures d'urgence pour soutenir le secteur. © G. Omnès
« Plus de la moitié des céréaliers ne dégageront aucun revenu en 2020 » (AGPB)
Le syndicat céréalier pointe du doigt la situation très difficile des grandes cultures depuis plusieurs années et qui culmine en…
chargement d'un bateau au port céréalier de Rouen
Blé tendre : les exportations françaises menacée par la Russie sur l'Algérie
Selon Thierry de Boussac, du Synacomex, le cahier des charges de l'office d'Etat algérien, en charge des importations de blé…
Sur la ferme de Benoît Le Helloco, le miscanthus avait été implanté pour protéger un cours d'eau. L'agriculteur a désormais décidé d'en implanter sur une ZNT le long d'une habitation qui jouxte sa parcelle. © G. Omnès
Pesticides/riverains : « le miscanthus était la seule solution »
Benoît Le Helloco a décidé d’implanter une bande de miscanthus pour ne plus subir la pression exercée par un riverain qui borde…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures