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Petite part des produits organiques dans la fertilisation

La fourniture d’azote au sol par les fertilisants organiques restent largement minoritaires par rapport aux engrais minéraux. "Cela va à l’encontre de l’idée, fausse, que l’on pourrait substituer l’azote minéral par l’azote organique", fait remarquer Gilles Poidevin, délégué général de l’Unifa(1). Les engrais et amendements organiques sont non négligeables comme source de potassium et surtout de phosphore. Pour ce dernier élément, fertilisants bruts et élaborés se partagent une part quasi égale. "Les produits bruts sont des composts, des vinasses… Les fertilisants élaborés sont souvent issus d’un mélange de matières premières constituant une formule, et d’un traitement physique, définit l’Anpea(2). Ils sont produits sous forme de bouchons ou de granulés aptes à un épandage précis." La matière organique peut être apportée via des produits de fertilisation, essentiellement vers des cultures qui ne laissent que peu de résidus végétaux à enfouir dans le sol.

L’importance des effluents d’élevage

Les données, présentées ici pour la première fois par l’Observatoire pour la fertilisation minérale et organique sous l’égide de l’Anpea, montrent l’importance des effluents d’élevage dans les apports d’éléments nutritifs. Ces produits sont même majoritaires comme source de potasse. "Dans ces données, il s’agit des effluents d’élevage non commercialisés et épandus localement, précise l’Anpea. Les autres apports organiques sous statut de déchets épandus en agriculture (boues d’épuration, eaux résiduaires, digestats de méthanisation…) restent à estimer à partir des données publiques des plans d’épandage."

Ramenés en tonnage de produits commercialisés, les amendements et engrais organiques apparaissent plus importants en représentant près du tiers des fertilisants apportés au sol avec 5,7 millions de tonnes en France en 2013, contre un peu plus de 12 millions de tonnes pour les produits de fertilisation minérale. Pour Gilles Poidevin, cette part restera toujours limitée par la source de matière première que sont les effluents d’élevage en majorité et les déchets d’industries alimentaires.

 

(1) Union des industries de la fertilisation.

(2) Association nationale professionnelle pour les engrais et amendements.

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