Aller au contenu principal
E-mailPrintFont SizeFacebookTwitter

Parasites invasifs : les grandes cultures moins impactées que d’autres productions

Par rapport aux autres productions, les grandes cultures sont davantage épargnées par les maladies et ravageurs invasifs.

La noctuelle Spodoptera frugiperda ravage les maïs en Afrique sub-saharienne et représente une menace à terme pour l'Europe du fait de sa forte capacité de migration.
© Georg Goergen/IITA

En dehors des adventices qui couvrent toutes les cultures, les maladies et ravageurs invasifs sont nettement moins importants en nombre en grandes cultures qu’en cultures ornementales, fruitières, maraîchères ou forestières. Les échanges commerciaux représentent la cause principale des invasions biologiques. « En grandes cultures, on importe surtout des graines qui sont peu vectrices de maladies ou de ravageurs alors que l’on échange des tiges, racines, fruits ou végétaux entiers dans les autres cas, remarque Renaud Ioos, Anses. En outre, les grandes cultures sont cultivées intensivement avec des traitements phytosanitaires dans la plupart des pays avec qui se font les échanges. Les parasites s’y expriment moins. »

Maladies et ravageurs exotiques susceptibles d’être introduits font l’objet d’une surveillance sur les frontières et le territoire avec des listes d’organismes réglementés pour lesquels on impose des mesures de quarantaine. Ce n’est pas le cas des adventices.

Un champ libre laissé aux invasifs

Tous les organismes exotiques introduits malencontreusement ou intentionnellement en Europe ne deviennent pas des invasifs, loin de là. Les invasions concernent même une petite minorité. Mais qu’est-ce qui rend un organisme invasif ? « Des insectes arrivent dans des milieux où ils n’ont pas leurs ennemis naturels. Si la plante hôte qui constitue leur aliment est présente, ils se développent pour peu que le climat leur convienne également », signifie Jean-Claude Streito, Inra.

« Pour les pathogènes, quand il n’y a pas eu co-évolution entre un parasite et une culture, il y a toute chance que celle-ci n’ait pas 'appris' à se défendre contre ce parasite », explique Renaud Ioos. Autrement dit, il n’y a pas eu de sélection de plantes comportant des gènes de résistance au pathogène, ce qui laisse le champ libre aux contaminations.

En ce qui concerne les adventices, il faut une proximité de cycle biologique avec la culture. On le remarque avec des plantes provenant d’Amérique adaptées aux cultures estivales pratiquées outre Atlantique et qui se répandent en Europe dans les champs de maïs, de tournesol, de soja…

 

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Étienne d'Hautefeuille, 200 hectares de céréales dans la Somme. "On produit tous les jours — un ou deux brassages et des distillations — mais aucune bouteille n’est encore sortie de l’atelier. » © G. Crochez
« Je valorise mon orge à la ferme avec du whisky haut de gamme »
Dans le Santerre, un jeune agriculteur produit du single malt avec sa propre orge. Un travail d’alchimiste et de longue haleine.
Les paquets de marques de distributeurs ne contiennent pas du blé français. © C. Baudart
[Covid-19] Pourquoi la farine a manqué dans les rayons
Outre les questions logistiques et la ruée sur les sachets de farine pendant le confinement, les ruptures de stocks de farine…
 © V. Marmuse / CAIA
Météo : les cultures seront-elles confrontées à un été chaud ou très chaud ?
Les prévisions trimestrielles de Météo France tablent sur un été plus chaud que la normale. D’autres prévoient un été moins chaud…
Régression de talles, nombre d'épis pénalisé... les séquences météo depuis l'automne ont dégradé le potentiel de rendement des céréales. © E. Hersand / Vienne rurale
Potentiel de rendement affecté : les cultures marquées par le travail de sape de la météo
Hiver trop pluvieux, printemps trop sec et retour des pluies tardif présagent de rendements inférieurs à la moyenne pour la…
Stratégie « de la ferme à la table » : Bruxelles place la barre environnementale haut
Un quart de la surface européenne en bio, baisse de 50 % de l’usage des phytos et de 20 % de l’utilisation d’engrais… Dans la…
Les céréales n'aiment pas beaucoup les excès d'eau, en particulier les orges. © C. Baudart
En grandes cultures, les excès de pluies hivernales bousculent les assolements
Les niveaux de pluviométrie de l’hiver, largement supérieurs à la normale, modifient la physionomie de la plaine : semis de blé…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures