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Parasites invasifs : les grandes cultures moins impactées que d’autres productions

Par rapport aux autres productions, les grandes cultures sont davantage épargnées par les maladies et ravageurs invasifs.

La noctuelle Spodoptera frugiperda ravage les maïs en Afrique sub-saharienne et représente une menace à terme pour l'Europe du fait de sa forte capacité de migration.
© Georg Goergen/IITA

En dehors des adventices qui couvrent toutes les cultures, les maladies et ravageurs invasifs sont nettement moins importants en nombre en grandes cultures qu’en cultures ornementales, fruitières, maraîchères ou forestières. Les échanges commerciaux représentent la cause principale des invasions biologiques. « En grandes cultures, on importe surtout des graines qui sont peu vectrices de maladies ou de ravageurs alors que l’on échange des tiges, racines, fruits ou végétaux entiers dans les autres cas, remarque Renaud Ioos, Anses. En outre, les grandes cultures sont cultivées intensivement avec des traitements phytosanitaires dans la plupart des pays avec qui se font les échanges. Les parasites s’y expriment moins. »

Maladies et ravageurs exotiques susceptibles d’être introduits font l’objet d’une surveillance sur les frontières et le territoire avec des listes d’organismes réglementés pour lesquels on impose des mesures de quarantaine. Ce n’est pas le cas des adventices.

Un champ libre laissé aux invasifs

Tous les organismes exotiques introduits malencontreusement ou intentionnellement en Europe ne deviennent pas des invasifs, loin de là. Les invasions concernent même une petite minorité. Mais qu’est-ce qui rend un organisme invasif ? « Des insectes arrivent dans des milieux où ils n’ont pas leurs ennemis naturels. Si la plante hôte qui constitue leur aliment est présente, ils se développent pour peu que le climat leur convienne également », signifie Jean-Claude Streito, Inra.

« Pour les pathogènes, quand il n’y a pas eu co-évolution entre un parasite et une culture, il y a toute chance que celle-ci n’ait pas 'appris' à se défendre contre ce parasite », explique Renaud Ioos. Autrement dit, il n’y a pas eu de sélection de plantes comportant des gènes de résistance au pathogène, ce qui laisse le champ libre aux contaminations.

En ce qui concerne les adventices, il faut une proximité de cycle biologique avec la culture. On le remarque avec des plantes provenant d’Amérique adaptées aux cultures estivales pratiquées outre Atlantique et qui se répandent en Europe dans les champs de maïs, de tournesol, de soja…

 

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