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Marché du Lin
« Nous devons regrouper l´offre » estime Xavier Talpe, président de l´AGPL

Xavier Talpe, président de l´Association générale des producteurs de lin, cherche les moyens de contrer la domination des filatures chinoises.


La domination des acheteurs chinois s´affirme. Comment y faire face ?
Xavier Talpe - Cette domination est d´autant plus préoccupante qu´il semble que les dix plus grosses filatures s´entendent pour organiser un prix minimum du lin teillé.
Nous devrions pourtant être en position de force sur le marché. Sur les 600 000 hectares de lin dans le monde, l´essentiel de la production de qualité provient des 105 000 hectares cultivés en France, en Belgique et en Hollande. Celle-ci représente 65 % de l´offre mondiale. Les producteurs français sont en position de leader tant en terme de productivité que de qualité des fibres. Pour contrer la domination chinoise, notre intérêt est de regrouper notre offre.

Les teillages sont-ils prêts à travailler ensemble ?
X. T. - Il y a un consensus général sur ce constat parmi les producteurs et les teilleurs privés et coopératifs regroupés au sein du Cipalin.
La décision prise d´intervenir sur le marché par l´achat de 10 000 tonnes de filasses de qualité est significative. La réflexion avance. Quelques entreprises se sont déjà rapprochées. Une politique d´offre pourrait commencer par des échanges interrégionaux en terme d´information sur les prix. L´objectif serait deux ou trois pôles parlant le même langage pour nous impliquer dans le processus de vente qui se déroule aujourd´hui de manière dispersée par le biais du négoce.
A plus long terme, le Cipalin pourrait favoriser l´émergence de filatures de lin dans d´autres pays en développement. Je pense à l´Inde ou au Bengladesh qui ont un savoir-faire traditionnel.

Va-t-on vers une réduction des surfaces ?
X. T. - Au-delà de l´intervention sur 10 000 tonnes, l´engagement a été pris au Cipalin d´intervenir sur les emblavements du printemps 2006 si la récolte en cours aggrave le déséquilibre du marché. Dans ce cas, les teillages passeront la consigne d´une réduction des surfaces auprès des producteurs pour permettre d´assainir les stocks. Il faudra envisager une réduction des surfaces de 15 % à 20 % pour obtenir un effet sur le marché et les prix. Là encore, c´est une décision significative de la volonté de mieux organiser l´offre !
Si le déséquilibre du marché s´accentue, une réduction des surfaces de lin sera demandée aux producteurs en 2006 pour permettre d´assainir les stocks. ©S. Leitenberger

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