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Tournesol
L’huile de tournesol a mené la danse

En trituration, le tournesol a cédé du terrain au colza faute d'un approvisionnement suffisant.

Sur un an, l’huile de tournesol affiche une progression de 700 dollars la tonne à plus de 1500 dollars la tonne, fob Rotterdam, sous l’effet d’une relative pénurie. Conséquence, « les utilisations d’huile de colza en industrie agroalimentaire ont bondi », constate Aurore Le Chatelier d’In Vivo. Cette année, le tournesol s’est raréfié du fait de la conjonction de faibles productions de graines dans l’Union européenne et dans la CEI. « La Roumanie et la Bulgarie ont de très mauvaises récoltes. Elles représentaient la moitié des importations communautaires avant leur entrée dansdisponibilités pour compenser ces volumes manquants », poursuit l’analyste.

DEMANDE INCOMPRESSIBLE

En trituration, le tournesol a cédé du terrain au colza essentiellement faute d’un approvisionnement suffisant en graines. Mais il existe une demande relativement incompressible, donc non substituable, pour cette huile toujours favorite des tables européennes. Même si les marges de trituration se dégradent avec le renchérissement des graines, « on continue à en triturer un minimum pour réponde à cette demande ». D’où la flambée des graines dans le sillage de l’huile. Les fondamentaux en tournesol apparaissent cependant moins structurels qu’en colza. C’est un marché plus étroit connaissant un défaut d’offre conjoncturel. « Si le colza reste cher, le tournesol ne sera pas décoté mais c’est un marché où la situation peut changer rapidement », considère Aurore Le Chatelier

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