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L’État veut réduire les dégâts de gibier de moitié d’ici trois ans

Dans le cadre de la réforme de la chasse, l’État s’est positionné en faveur d’une responsabilisation des fédérations départementales de chasseurs pour réduire les dégâts de gibier.

La contribution territoriale est aujourd'hui mise en place que dans 16 FDC.
© V. MARMUSE

Sébastien Lecornu, secrétaire d’État auprès du ministre de la Transition écologique et solidaire, a annoncé un « objectif de réduction de moitié des dégâts d’ici 3 ans », dans un communiqué le 3 septembre. Et pour y arriver, le gouvernement souhaite notamment une « responsabilisation complète des fédérations départementales de chasseurs (FDC) ». Ceci à travers deux mesures : l’élargissement des compétences des FDC à la gestion des plans de chasse avec la possibilité pour le préfet de déclencher des battues à la charge des fédérations, et la suppression du fonds de péréquation nationale. Celui-ci correspond au timbre grand gibier national que les chasseurs doivent débourser pour chasser. « C’est l’une des quatre sources de financement qui alimentent les caisses des FDC pour l’indemnisation des dégâts de gibier aux agriculteurs », explique François Omnès, chargé de mission pour l'ONCFS(1). Pour l’instant, « une réflexion globale sur le financement des dégâts de gibier » est engagée par une mission parlementaire ouverte le 6 septembre.

La FNC propose une contribution territoriale obligatoire

Pour la Fédération nationale des chasseurs (FNC), ce fonds représente cinq millions d’euros sur un total de 30 millions d’euros par an dédié à l’indemnisation. Après la réforme du permis à 200 euros et l'appui à la suppression du fonds de péréquation nationale, la FNC souhaite généraliser « la contribution territoriale qu’elle rend obligatoire », indique Nicolas Rivet son directeur général. Cette évolution devrait permettre de moduler le montant de la contribution  territoriale en fonction des pressions réelles par unité de gestion des territoires de chasse. Car le timbre national « diluait les responsabilités » indique le ministère, 90 % des dommages agricoles causés par le grand gibier étant concentrés sur 15 % du territoire.

ONCFS : Office national de la chasse et de la faune sauvage

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