Aller au contenu principal

Les PSE, des outils de financement encore en construction

Les paiements pour services environnementaux (PSE) se développent pour accompagner financièrement les changements de pratiques des agriculteurs. Tour d’horizon des différentes formes qu’ils peuvent prendre.

La rémunération des PSE peut prendre plusieurs formes : financement d’infrastructures, rétribution en nature (matériel), intégration dans le prix d’achat à l’agriculteur...
La rémunération des PSE peut prendre plusieurs formes : financement d’infrastructures, rétribution en nature (matériel), intégration dans le prix d’achat à l’agriculteur...
© G. Lefevre

Les paiements pour services environnementaux (PSE) sont des dispositifs à travers lesquels des acteurs privés ou publics rémunèrent les agriculteurs pour des actions contribuant à restaurer ou maintenir des écosystèmes.

L’objectif est de mettre en place un cercle vertueux avec des pratiques agricoles favorables à l’écosystème, qui va ensuite mieux fonctionner et apporter en retour des bénéfices à la société comme la préservation de la qualité de l’eau, le stockage du carbone ou la protection du paysage et de la biodiversité. « Les PSE permettent de soutenir financièrement des agriculteurs engagés dans des changements de pratiques et qui prennent des risques pour leurs exploitations », explique Sandra Delaunay, déléguée régionale Bretagne chez Trame qui travaille sur un projet de PSE à l’échelle territoriale (LabPSE).

Les PSE prennent la forme de contrats qui peuvent être de droit privé dans le cas d’associations, d’entreprises ou de particuliers, ou de droit public quand ils sont souscrits avec une entité publique (État, collectivités, agences de l’eau…).

Le contrat permet de « sécuriser » la fourniture de service. C’est le principe de conditionnalité des PSE : il faut s’assurer que le paiement correspond à un service effectivement rendu. L’objet du contrat d’un PSE doit nécessairement être plus ambitieux que la réglementation existante. C’est le principe d’additionnalité.

Les contrats privés de PSE offrent une plus grande flexibilité que les contrats de droit public beaucoup plus lourds à mettre en œuvre sur le plan administratif. Pour les PSE privés, les cocontractants sont libres de décider du contenu du contrat (objectifs, rémunération, durée…).

Trouver des financeurs privés

Les dispositifs existants sont très variés, allant de la simple implantation de haies à des montages plus complexes qui impliquent de nombreux partenaires. « Pour avoir une vraie incidence sur l’écosystème d’un territoire, les PSE doivent impliquer un grand nombre d’acteurs, considère Sandra Delaunay. Mais l’enjeu est de trouver des financeurs privés prêts à se mobiliser pour accompagner des projets agricoles. »

Les plus lus

<em class="placeholder">Thomas Charruault, multiplicateur de luzerne porte-graine dans les Deux-Sèvres (Airvault)</em>
Deux-Sèvres : « Dans mes terres séchantes, j’ai implanté de la luzerne porte-graine pour gérer une problématique de ray-grass résistant »

Depuis 2023, Thomas Charruault s’est lancé dans la multiplication de luzerne porte-graine à Airvault, dans les Deux-…

<em class="placeholder">Maxime Senet, céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher, devant sa moissonneuse-batteuse</em>
Hausse des coûts d'intrants : « Je vais opérer des ajustements d’assolement pour réaliser des économies d’azote »

Maxime Senet est céréalier à Sainte-Solange, dans le Cher. Il cherche à adapter sa stratégie face à l’augmentation du…

<em class="placeholder">Le nettoyage de la barre de coupe est un préalable pour éliminer tout résidus de récolte : menues pailles avec les graines d&#039;adventices et de céréales.</em>
Moissonneuse-batteuse : Comment la nettoyer entre deux chantiers de récolte pour ne pas propager les graines d’adventices ?

Cela prend une demi-heure : le nettoyage de la moissonneuse-batteuse entre deux récoltes fait partie des leviers de lutte…

<em class="placeholder">Annie Genevard, ministre de l&#039;agriculture et Sébastien Martin, ministre délégué à l&#039;industrie,  </em>
Prix des engrais azotés : une aide de 50 euros par tonne « pour tous les agriculteurs »

Le gouvernement français a abondé l’aide européenne aux achats d’engrais azotés pour le monter à 145 millions d’euros au…

<em class="placeholder">Alexis Bouchard, agriculteur à Digny (Eure-et-Loir),&quot;je privilégie l’utilisation d’engrais simples de type P38. Les apports sont quasi systématiques sur betterave, ...</em>
Phosphore : « Je privilégie l’utilisation d’engrais simples pour répondre au juste besoin de mes cultures en Eure-et-Loir »

Exploitant 200 hectares à Digny (Eure-et-Loir), Alexis Bouchard raisonne ses apports de phosphore sur ses cultures avec l'aide…

<em class="placeholder">Bennes arrivant à la coopérative.</em>
Canicule : une moisson des céréales en surchauffe du champ au silo

Les céréales continuent de rentrer dans les silos malgré des conditions caniculaires et des arrêtés préfectoraux réduisant les…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures