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Etude française
Les plantes ressources en biomasse étudiées au travers du programme « Regix »

Grâce à des études réalisées dans toute la France, « Regix » apportera en 2008 les références techniques, économiques et logistiques pour réussir les cultures bioénergétiques.


Avec « Regix », la France a mis sur pied un programme de recherches sur les ressources en biomasse énergétique. Pour trois ans, le budget est de 3,73 millions d´euros, financé à 45 % par l´Agence nationale de la recherche et à 55 % par les différents partenaires(1). Celui-ci couvre aussi bien les cultures énergétiques agricoles (sorghos, maïs, triticales, miscanthus, switchgrass, fétuque, luzerne.) que la biomasse forestière (taillis à courtes rotations, plaquettes.)(2). Il s´intègre dans le programme national, plus large, de recherche sur les bioénergies (PNRB).
Description de Sylvain Marsac, Arvalis : « Nous avons mis en place un réseau d´expérimentation dédié aux ressources ligno-cellulosiques qui doit nous permettre, d´une part, d´acquérir les références qui nous manquent sur la biomasse en France et, d´autre part, de caractériser chaque type de ressource biomasse sur le plan physico-chimique.

L´objectif de `Regix´ est d´évaluer le gisement actuel et potentiel de biomasse cellulosique en France. Dans ce cadre, nous allons également établir une cartographie de ce gisement sur trois zones pilotes pour cerner la logistique à mettre en oeuvre avec une quantité définie de biomasse produite sur une zone. »
Des centaines d´essais de cultures énergétiques
Les essais de cultures énergétiques se comptent par centaines : deux plates-formes à Baziège (31) et Mons-en-Chaussée (80) avec quelques hectares de toutes les espèces agricoles utilisables pour la biomasse, entre cinquante et soixante sites dans différentes régions de France, avec des petites parcelles d´essais (200 m2 par espèce testée), des parcelles à l´échelle de l´exploitation agricole (au moins un hectare) dans l´Oise, la région Centre, le Sud. La productivité est mesurée en termes de matière sèche produite. Les itinéraires culturaux sont évalués sur leurs bilans énergétiques, sur leurs faisabilités, sur les éventuelles contraintes générées. Bien sûr, le contexte régional intervient dans ces mesures ce qui fait l´intérêt de l´expérimentation multi-régionale. Sur certains sites comme à Mons-en Chaussée, le bilan en gaz à effet de serre est mesuré, de même que celui en matière organique laissée au sol. « La qualité de la biomasse produite est analysée pour cerner la meilleure adaptation à la combustion pour chaudière, à la production de biogaz, ajoute Sylvain Marsac, ou à la production de biocarburant à partir de plante entière, dite de deuxième génération. »
(1) GIE Arvalis/Onidol, Inra, Coopératives agricoles de Picardie et Champagne-Ardennes, Chambre régionale d´agriculture du Centre, Apesa, EDF.
(2) Pour la partie forêt interviennent l´ONF, l´UCFF et l´Afocel.
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