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Mode de production
Les instituts techniques s’engagent à développer le bio

Réunis en conférence de presse le 22 novembre à Paris, les responsables des instituts techniques agricoles se sont engagés à accompagner le développement des filières bio.

Les responsables des instituts techniques agricoles misent sur le travail conjoint et la transversalité pour accompagner techniquement le développement de l’agriculture biologique.
© V.Noël

Le développement des productions bio « ne se fera pas sur le simple effet de la volonté » des acteurs, « il y a des verrous techniques à lever, un besoin d’accompagnement des agriculteurs », a signalé Sébastien Windsor, président de l’Acta (association de coordination des instituts techniques agricoles) en conférence de presse à Paris le 22 novembre. Collectivement, les instituts sont donc prêts à s’engager pour soutenir les objectifs fixés par le gouvernement lors des Etats généraux de l’alimentation et dans le plan Ambition bio 2022 (respectivement 20 % de produits bio dans la restauration collective d’ici le 1er janvier 2022, 15 % de la SAU en bio à horizon 2022). Au total, 130 personnes dont une petite trentaine à l’Itab (institut technique de l’agriculture biologique) travaillent sur l’agriculture biologique dans les 18 instituts que compte l’Acta.

Lever les verrous techniques grâce à la transversalité

Pour montrer leur volonté, les instituts viennent de publier une brochure commune « Développer l’AB : l’engagement des instituts techniques agricoles pour l’ambition des filières d’ici 2022 ». Elle récapitule les actions à mettre en place et les verrous à lever, identifiés dans les plans « filières » réalisés sur la demande du gouvernement dans le cadre des Etats généraux de l’alimentation. « C’est grâce à la transversalité que l’on arrivera à franchir un certain nombre de verrous techniques, a souligné Sébastien Windsor. Et cette transversalité sera bénéficiaire à l’ensemble de nos filières, pas seulement à l’agriculture biologique. Le travail conjoint est une vraie clé pour permettre aux deux [filières bio et conventionnelle] d’avancer ».

En grandes cultures, les surfaces se développent, même dans les filières où la bio est traditionnellement moins développée comme en betterave : « nous avons multiplié par douze nos surfaces, passées de 15 hectares en 2017 à 180 hectares en 2018 », a indiqué Alexandre Quillet, président de l’ITB (institut technique de la betterave) avec une pointe d’humour. Le responsable a rappelé la nécessité pour cette culture, commercialisée sous forme de sucre et non en tant que telle, de coordonner la production avec les besoins des industriels : pour l’éthanol ou l’alimentation animale (pulpe), la demande est ainsi inexistante.

Les nouvelles technologies au service du bio en céréales

En céréales, Jean-Paul Bordes, directeur recherche et développement d’Arvalis, a souligné l’intérêt des nouvelles technologies en bio. « Nous testons par exemple le guidage RTK pour cultiver du blé sous couvert de légumineuses », a-t-il expliqué. L’objectif est à la fois de raccourcir les cycles, de réduire la consommation en eau des cultures, de limiter la concurrence des adventices. « Nous espérons bien déboucher sur des solutions concrètes pour les producteurs », a-t-il conclu.

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