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Les exploitations affichent des résultats économiques mitigés en zone intermédiaire

Didier Marteau, président de la chambre d’agriculture de l’Aube et Philippe Campignolles, président du CerFrance Aube ont rappelé que certaines exploitations restent fragiles.
© L. Debuire

« L’écart entre les meilleurs et les moins bons se creuse encore », a constaté Nicolas Girault, conseiller chez CerFrance Sud champagne, lors d’une réunion conjoncture le 2 octobre à Troyes. À l’image des zones intermédiaires de l’Est, les conseillers constatent de fortes disparités de rendements dans le barrois champenois, où le rendement moyen en blé est de 64 q/ha.

Selon le centre de gestion, malgré une baisse significative des charges, la marge risque de ne pas suffire à boucler les dépenses engagées ni à renflouer la trésorerie des exploitations à moins bonne efficience technico-économique. Pour les autres, le revenu devrait remonter. En barrois, par exemple, « une économie de 160 €/ha en moyenne a été réalisée depuis 2013, qui a marqué un pic dans le montant des charges», décrit le conseiller. Les charges sociales sont en recul de 50 €/ha et le prix des intrants est en faveur des agriculteurs. Toutefois, les budgets entretien et travaux réalisés par tiers pèsent encore lourd.

« En simulant les prix du marché actuels (130 €/t pour le blé) sur une ferme barroise, on peut imaginer un EBE moyen de 290 €/ha. Avec des annuités de 220 €/ha, le revenu disponible serait de 70 €/ha en moyenne. C’est peu pour rémunérer le travail », estime le conseiller. Et attention aux moyennes : « il y a encore des exploitations en grandes difficultés, rappelle Didier Marteau, président de la chambre d’agriculture de l’Aube. Les agriculteurs doivent trouver des alternatives pour être plus résilient face aux aléas. »

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