Aller au contenu principal

Le nord de la France plus gourmand en phytos que le reste de l'Hexagone

© Reussir/ BNV-d et SDES

Une quantité de 73000 de tonnes de phytos a été utilisée en France (DOM compris) en 2016. La carte des utilisations de pesticides par département (figurée par les cercles bleus) montre bien l’impact des productions végétales, avec les départements des Hauts de France et du Bassin parisien qui se situent parmi les plus gros consommateurs. Il y a plusieurs raisons à cela. Les cultures sur lesquelles sont utilisées les phytos sont dominantes dans des départements comme le Pas-de-Calais, la Somme, l’Aisne, la Marne, l’Eure, l’Eure-et-Loir… Certaines de ces cultures sont soumises à de nombreux traitements, en plus avec des produits pondéreux parfois (soufre, cuivre, mancozèbe…). Pour le Nord et le Bassin Parisien, c’est le cas des cultures légumières, de la betterave sucrière et de la pomme de terre. Chez cette dernière, l’indice de fréquence de traitement dépasse 20 dans beaucoup de situations. Mais en matière de quantité de pesticides consommés, le pompon revient à la vigne où deux départements se distinguent par leur utilisation de phytos, la Gironde (et ses vins de Bordeaux) et la Marne (Champagne). Des départements du pourtour méditerranéen montrent également de fortes consommations de produits liés à la vigne et aux productions de fruits et légumes.

Un quart de produits toxiques et CMR

La carte montre une moitié Nord marquée par une utilisation de produits dangereux plus importante que dans le Sud. Beaucoup de fongicides, insecticides et herbicides utilisés sur les grandes cultures se classent parmi ces produits, davantage que sur vigne par exemple. Ces substances les plus toxiques représentent 24 % des ventes totales de pesticides en moyenne en France, la Manche et le Nord étant les deux départements métropolitains où ce chiffre est le plus élevé (43 % et 39 % respectivement). La part importante des cultures légumières y est sans doute pour quelque chose.

Les plus lus

<em class="placeholder">Famille Battitt Crouspeyre, parents et enfants au milieu des vignes</em>
« Un mois avant la naissance prévue de ma fille, j’organise mon exploitation en vue de mon congé paternité »

Battitt Crouspeyre, viticulteur dans les Pyrénées-Atlantiques et futur papa, a déjà envoyé son formulaire à la MSA. Il achève…

<em class="placeholder">Rodolphe et Pauline Bourdois arboriculteurs dans l&#039;Essonne, associés en EARL.</em>
« Je me suis installée avec mon conjoint en EARL, car l’EARL est plus souple que le Gaec »

Pauline Bourdois, arboricultrice en agriculture biologique, s’est installée en tant que hors cadre familial avec son conjoint…

<em class="placeholder">Théophile Piot, dans la cour de la ferme de la SCEA De Novion,</em>
Reprise d’une exploitation agricole familiale : « Je me suis installé en SCEA à cause de la holding associée »

Théophile Piot, céréalier, a repris l’une des trois exploitations familiales, la SCEA De Novion, à Mitry-Mory (Seine-et-Marne…

<em class="placeholder">Application d&#039;un produit phytosanitaire sur blé. </em>
Produits phytosanitaires : la fin de la séparation de la vente et du conseil est actée

L’arrêté publié le 22 décembre entérine la fin de la séparation entre la vente et le conseil des produits…

<em class="placeholder">Paysage de parcelles de grandes cultures.</em>
PAC 2026 : les simplifications déjà actées et celles à valider par la France

Les assouplissements validés en 2024 et 2025 restent d’actualité pour 2026, et notamment ceux relatifs aux …

<em class="placeholder">Parcelle de blé à moitié récoltée avec un orage menaçant. </em>
Exploitations de grandes cultures : des adaptations indispensables pour être viables en 2050
Quelle sera la viabilité économique d’une exploitation de grandes cultures française en 2050 ? L’étude conduite par…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 96€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures