Aller au contenu principal

Maïsiculture
Le nanisme rugueux comme une épée de Damoclès

Maladie virale transmise par une cicadelle, le nanisme rugueux était bien contrôlé jusqu´à présent par des traitements de semences. Ceux-ci sont retirés du marché.


Le nanisme rugueux est une maladie virale du maïs transmise par une cicadelle, Laodelphax striatellus.
« On rencontre ce problème plutôt dans le Sud. Nous avions enregistré de gros dégâts en 1993 où, sur certaines parcelles, seul un pied sur dix était indemne, se souvient Bernard Naïbo, spécialistes des parasites du maïs chez Arvalis Institut du végétal. Après 1993 se sont développés les traitements de semences insecticides qui permettaient de contenir des ravageurs comme cette cicadelle. »
L´an dernier, seules quelques parcelles du Sud-Ouest ont été touchées par le nanisme rugueux.

Pas de semis après la mi-mai
Que penser de l´avenir sans les traitements de semences insecticides ? « Un produit comme Gaucho apportait une efficacité de l´ordre de 80 % sur Laodelfax et de 50 à 60 % sur les pucerons vecteurs de la JNO(1), rappelle le spécialiste ravageurs maïs. Le virus MRDV transmis par la cicadelle provoque un nanisme des plantes quand il y a infestation précoce sur maïs. C´est un risque d´autant plus important que les semis sont tardifs, ce qui s´était d´ailleurs produit en 1993. »
Bernard Naïbo déconseille les semis après la mi-mai. Il ne préconise pas de traitements aériens même si des insecticides sont homologués pour l´usage. « La période de sensibilité du maïs à la transmission du virus est assez longue ce qui nécessiterait plusieurs applications. Le jeu n´en vaut pas la chandelle. »
Autre virus, la JNO peut être transmise au maïs par des pucerons. Mais le maïs se montre très peu sensible à ce virus au contraire des céréales à paille. « La JNO ne provoque pas de symptômes visibles sur maïs mais elle peut faire perdre des quintaux comme le prouve une étude de l´Inra de Versailles, rapporte Bernard Naïbo. Le risque est important quand il y a proximité de céréales à paille. »

(1) Jaunisse nanisante de l´orge.

Sous-titre
Vous êtes abonné(e)
Titre
IDENTIFIEZ-VOUS
Body
Connectez-vous à votre compte pour profiter de votre abonnement
Sous-titre
Vous n'êtes pas abonné(e)
Titre
Créez un compte
Body
Choisissez votre formule et créez votre compte pour accéder à tout Réussir Grandes Cultures

Les plus lus

Par défaut, la zone non traitée s’établit à partir de la limite de propriété du riverain et non à partir de ses bâtiments.  © C. Watier
Réglementation/ZNT : les 8 questions que tout agriculteur doit se poser pour éviter les pièges
Les zones non traitées à mettre en place près des habitations viennent compliquer le travail au champ, la gestion du parcellaire…
Sébastien Windsor Chambres d'agriculture
« 15 % des agriculteurs pourraient ne pas passer l’année » dans les zones intermédiaires (Chambres d'agriculture)
Sébastien Windsor , président de l'assemblée permanente des chambres d'agriculture, a alerté sur la situation difficile de…
plan de relance - volet agricole
Plan de relance/agriculture : 1,2 milliard d'euros pour la souveraineté agroalimentaire française
Plan protéines doté de 100 millions d'euros, "aide à la conversion" pour l'agroéquipement, crédit d'impôt pour la certification…
Avec une année 2020 "catastrophique" faisant suite à plusieurs mauvaises campagnes, les responsables de l'AGPB Eric Thirouin (président, à gauche) et Philippe Heusèle (secrétaire général) ont appelé à des mesures d'urgence pour soutenir le secteur. © G. Omnès
« Plus de la moitié des céréaliers ne dégageront aucun revenu en 2020 » (AGPB)
Le syndicat céréalier pointe du doigt la situation très difficile des grandes cultures depuis plusieurs années et qui culmine en…
chargement d'un bateau au port céréalier de Rouen
Blé tendre : les exportations françaises menacée par la Russie sur l'Algérie
Selon Thierry de Boussac, du Synacomex, le cahier des charges de l'office d'Etat algérien, en charge des importations de blé…
Sur la ferme de Benoît Le Helloco, le miscanthus avait été implanté pour protéger un cours d'eau. L'agriculteur a désormais décidé d'en implanter sur une ZNT le long d'une habitation qui jouxte sa parcelle. © G. Omnès
Pesticides/riverains : « le miscanthus était la seule solution »
Benoît Le Helloco a décidé d’implanter une bande de miscanthus pour ne plus subir la pression exercée par un riverain qui borde…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
Moins de 8.50€/mois
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures