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Le ministère prépare une version « + » du plan Écophyto

Même s’il n’a pas donné les résultats escomptés, le gouvernement veut néanmoins poursuivre le plan Écophyto, mais dans une forme réaménagée.

D'après les derniers résultats du plan Écophyto II, le Nodu a augmenté de 12 % en valeur entre 2014 et 2016.
© J.-C. Gutner

Le plan Écophyto n’a pas marché : c’est ce qu’a conclu fin juillet le comité d’orientation stratégique et de suivi (Cos) du plan Écophyto. « L’utilisation des produits phyto a globalement augmenté depuis le lancement du plan Écophyto en 2009 », reconnaissent dans un communiqué les ministères de la Transition écologique, de la Santé et de l’Agriculture. Ils retiennent que l’indicateur choisi pour évaluer les utilisations, le Nodu (Nombre de doses unités), a progressé de 12 % en valeur entre 2014 et 2016, même s’il y a eu « une légère baisse en 2015 et une stabilité en 2016 », nuance le communiqué. Ces résultats sont en tout cas jugés insatisfaisants. Le gouvernement veut malgré tout poursuivre le plan. Selon lui, il a aussi eu « des avancées concrètes », telles que les CEPP (Certificats d’économie phytosanitaires, voir p 6) ou le développement des fermes Dephy.

Sortie du glyphosate et transfert vers le terrain dans les priorités

Soumis à la consultation cet automne, un plan Écophyto II + sera donc publié avant la fin de l’année. Le déploiement des alternatives au glyphosate (voir encadré) figurera dans ses priorités, aux côtés du renforcement de la recherche appliquée, du transfert d’innovations vers le terrain et du déploiement des collectifs d’agriculteurs. Ces actions devront tenir dans l’enveloppe de 71 millions d’euros (crédits nationaux et régionaux) alloués chaque année à Écophyto. L’annonce de ce nouveau plan a suscité des réactions mitigées de la part des organisations professionnelles.

Une task force pour le glyphosate

Devant la polémique créée par l’absence de mesures officielles visant à abandonner rapidement le glyphosate, les ministres de l’Agriculture et de la Transition écologique ont finalement présenté fin juin leur plan d’action. Au menu : la création d’un centre de ressources pour les professionnels afin de diffuser les solutions existantes, le renforcement de l’accompagnement des agriculteurs via Écophyto II + ou le suivi et la publication des quantités vendues et utilisées. Une task force pilotée par les deux ministères avec l’appui de l’Inra, des instituts techniques et des chambres, animera et suivra le plan d’action. Suite à la demande des ministères, les filières ont fourni fin juillet des engagements de réduction des usages. En grandes cultures, ils sont de - 45 % d’ici trois ans.

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