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Le label bas carbone grandes cultures est validé

Les filières de grandes cultures ont enfin leur label bas carbone. Ce sésame devrait permettre à des collectifs d’agriculteurs de proposer des compensations carbone qui rémunéreront leurs efforts environnementaux.

Via leur rôle de stockage de carbone dans le sol, les grandes cultures contribuent à la lutte contre le changement climatique.
VIa leur rôle de stockage de carbone dans le sol, les grandes cultures contribuent à la lutte contre le changement climatique.
© C. Baudart

Le dossier avait été déposé en décembre 2020 par les instituts techniques, sous la coordination d’Arvalis. Attendu depuis juin dernier, il aura fallu patienter jusqu'au 24 août pour qu’il soit validé. L’approbation a été saluée par l’AGPB, l’AGPM, la CGB, la FOP dans un communiqué en date du 28 août 2021.

Ce label marque la reconnaissance du rôle des grandes cultures dans la lutte contre le changement climatique, via la réduction des émissions de gaz à effet de serre. Il devrait démocratiser, via des démarches collectives, les rémunérations d'actions en faveur du stockage de carbone dans le sol.

« Les porteurs de projets (groupements d’agriculteurs, coopératives, négociants…) peuvent désormais s’y référer pour quantifier des gaz à effet de serre évités et du carbone nouvellement stocké dans les sols grâce aux pratiques qu’ils déploieront », souligne Arvalis.

« Grâce à la photosynthèse en France, les grandes cultures constituent une extraordinaire pompe à carbone permettant à la fois de fournir des aliments, des bioénergies et des matériaux biosourcés », rappellent les organisations syndicales, souhaitant que la méthode soit « un véritable outil de création de valeur pour la ferme France et source de revenu pour les futurs agriculteurs engagés ».

La loi climat, qui vient d’être promulguée, offre des perspectives de développement importantes. Les projets déjà labellisés permettent aujourd’hui de compenser l’équivalent de 300 000 tonnes de CO2 par an. Le ministère de la Transition écologique prévoit un potentiel de 1 million de tonnes dès 2022 et de 2 Mt CO2/an à partir de 2024.

Reste à disposer des outils pour simplifier la quantification des réductions de GES. Plusieurs offres, comme MyEasyCarbon, devraient être lancées d’ici la fin 2021.

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