Aller au contenu principal

Le groupe Limagrain est prêt à saisir les opportunités à l’international

Le groupe coopératif auvergnat a vu son activité et son résultat progresser en 2016/2017.

Jean-Yves Foucault et Damien Bourgarel, respectivement président et directeur général de Limagrain. "Notre résultat net a doublé par rapport à 2016, cela nous permet de maintenir nos projets."
© L. Debuire

Avec un résultat net doublé et une hausse de 4,5 % de son chiffre d’affaires par rapport à l’exercice 2015-2016, le groupe Limagrain affiche une bonne santé sur 2016-2017. Il compte poursuivre dans cette voie et bénéficier des potentiels de croissance interne en étendant ses positions mondiales en semences de maïs en Amérique latine, en Afrique et en Asie notamment. Par ailleurs, le groupe reste attentif aux opportunités de croissance externe, comme l'ont indiqué Jean-Yves Foucault et Damien Bourgarel, respectivement président et directeur général de Limagrain, lors d’une conférence de presse le 16 janvier à Paris. Sur 2016-2017, le groupe coopératif a consacré 14,6 % de son chiffre d’affaires, soit 268 millions d’euros, à la recherche en semences. « Les semences portent le progrès, a déclaré Jean-Yves Foucault. Grâce aux innovations sur la sélection végétale, les pratiques agricoles évoluent pour mieux répondre aux attentes sociétales. »

La sélection en France pourrait être remise en cause

Le groupe ambitionne une hausse de 5 % du chiffre d’affaires en semences de grandes cultures pour l’exercice 2017-2018. Cependant, suite au vandalisme sur certaines parcelles d’essai de blé en décembre, le président n’a pas hésité pas à affirmer que « si nous ne pouvions plus faire de sélection en France, nous irons la faire ailleurs, même si c’est en contradiction avec nos ambitions ». Les dirigeants ont également réagi sur la séparation programmée de la vente et du conseil chez les distributeurs d’intrants : « s’il faut choisir, nous irons vers le conseil, a indiqué Jean-Yves Foucault sans hésitation. La manière dont il serait facturé reste à déterminer. Notre coopérative est là pour rendre service aux adhérents. » 

Limagrain en chiffres

4e semencier mondial

2 000 adhérents environ 

2,6 milliards d’euros de CA sur l’exercice 2016-2017. Près de 400 millions d’euros correspondent à l’agroalimentaire et 100 millions à l’agriculture. 1,4 milliard d’euros se rapporte aux semences de grandes cultures, 700 millions aux semences potagères.

92 millions d’euros de résultat net, soit un doublement par rapport à 2016

Les plus lus

<em class="placeholder">Sébastien Legrand, agriculteur à Couvertpuis (Meuse)&quot;Avant le semis d’automne, il est très rare d’avoir recours au glyphosate. Je remplace cet herbicide par un ...</em>
Glyphosate : « Je remplace l’herbicide par des passages de vibroculteur avant semis sur mon exploitation dans la Meuse, avant tout pour des raisons environnementales »

Agriculteur à Couvertpuis (Meuse), Sébastien Legrand utilise le glyphosate comme une solution de secours quand les conditions…

<em class="placeholder">hangar agricole. entrepôt de matériel et stockage du grain à la ferme. silos. silo. récolte de céréales. machines agricoles. équipement. Calvados.</em>
Attention aux changements de destination des hangars agricoles
Le stockage à la ferme pour des tiers peut s’avérer rentable mais aussi risqué en cas de bail rural et impactant fiscalement.
<em class="placeholder">Philippe Brousse, conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne.</em>
Photovoltaïque : « Avec les nouveaux tarifs d’achat de l’électricité, il faut des projets sur bâtiments de plus de 100 kWc pour espérer une rentabilité »

Philippe Brousse est conseiller transition énergétique à la chambre d’agriculture de la Dordogne. Il explique les conséquences…

<em class="placeholder">Contrôleur et agriculteurs devant un pulvérisateur.</em>
Aides PAC : Comment sont sélectionnées les exploitations contrôlées ?

Chaque année une partie des exploitations demandeuses d’aides PAC font l’objet de contrôles. Réalisés sur pièces ou…

Glyphosate : « Les conditions permettent souvent de me passer de l’herbicide et de le remplacer par des destructions mécaniques des adventices »

Agriculteur à Issoncourt (Meuse), Xavier Bazart utilise au minimum les produits phytosanitaires. Il est dans une démarche…

<em class="placeholder">Antonin Ayrault agriculteur à Rives-d’Autise, en Vendée, dans un champ de colza, avril 2026</em>
Installation : « J'ai pris un an de réflexion pour bâtir mon projet et m'installer dans de bonnes conditions sur l'exploitation familiale en Vendée »
Antonin Ayrault s’est installé sur la ferme familiale à Rives-d’Autise, en Vendée, le 1er janvier 2026. Il…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures