Aller au contenu principal

Foncier agricole : quels sont les cas possibles de préemption ?

Le droit de préemption permet de s’interposer entre le vendeur et l’acheteur dans l’acquisition d’un bien foncier. Il est exercé par la Safer dans le cadre de ses missions mais pas uniquement. Le locataire dispose également de ce droit lorsque son propriétaire vend son bien.

Le droit de préemption du locataire lui offre trois possibilités : accepter aux conditions du vendeur, refuser la préemption ou saisir le TPBR. © C. Baudart
Le droit de préemption du locataire lui offre trois possibilités : accepter aux conditions du vendeur, refuser la préemption ou saisir le TPBR.
© C. Baudart

Dans le cas d'une préemption par la Safer, l'organisme acquiert un bien à vendre pour l’attribuer à un ou des candidats identifié(s) par une commission en fonction de priorités départementales, comme l’installation ou le développement de l’agriculture biologique.

Le vendeur a trois options en cas de préemption à un prix inférieur à celui de la vente projetée : soit il accepte, soit il refuse et retire le bien de la vente, soit il saisit le tribunal judiciaire pour faire fixer le prix.

Dans le cas d'un bien avec un fermier en place, ce dernier est prioritaire lorsque le bien est mis en vente. « En cas de vente du bien loué, le preneur est prioritaire et doit en être informé par lettre recommandée adressée par le notaire du bailleur », rappelle Gautier Deramond de Roucy, avocat au barreau de Paris. En l’absence de courrier recommandé, le fermier dispose de six mois à compter du jour où il a connaissance de la vente pour agir.

Le droit de préemption offre trois possibilités au locataire : accepter aux conditions du vendeur, refuser la préemption ou saisir le tribunal paritaire des baux ruraux s’il conteste le prix. Dans ce cas, c’est le tribunal qui définit un prix de vente que le fermier pourra, ou non, accepter.

Les plus lus

<em class="placeholder">épi de blé</em>
Cadmium : les teneurs mesurées en céréales et pommes de terre sont dans les normes et stables depuis 15 ans

La présence du cadmium dans l’alimentation fait l’objet d’une surveillance rapprochée par les filières céréales et pommes de…

<em class="placeholder">Vue aérienne d&#039;une ferme ayant plusieurs bâtiments agricoles non contigus</em>
Pas de permis de construire sans régularisation des anciens bâtiments agricoles

L’obtention d’un permis de construire peut être bloquée en présence d’une construction irrégulière dans le même ensemble…

<em class="placeholder">Branches d&#039;arbre d&#039;une parcelle forestière tombées dans une parcelle agricole</em>
Limite de propriété : que faire en cas de chute d’arbres sur ses parcelles agricoles ?

Les arbres en bordure de parcelles agricoles ne sont pas toujours bien entretenus. Quand des branches et des troncs tombent,…

<em class="placeholder">Pieds de maïs touché par la Geomyze.</em>
Géomyze sur maïs : que faire en cas d’attaques dans l’Ouest ?

La période de froid qui a stoppé la croissance des maïs a créé les conditions idéales pour la géomyze, une mouche qui s’…

<em class="placeholder">Parcelle semée en maïs en Charente.</em>
Zones intermédiaires : une MAEC à 92 euros par hectare pour les grandes cultures

En 2026, la mesure agroenvironnementale dédiée aux grandes cultures en zone intermédiaire (MAEC ZIGC) devient accessible à un…

<em class="placeholder">Moisson aux Etats-Unis. </em>
Marché mondial des céréales : les stratégies des grandes puissances creusent l’écart avec l’Europe

Face à des grandes puissances céréalières qui avancent selon des stratégies assumées, Arthur Portier, consultant chez Argus…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures