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L’Allemagne forcée de respecter la directive nitrates

Contrainte par Bruxelles, l’Allemagne va devoir renforcer sa réglementation sur les épandages d’azote… ce qui pourrait avoir des conséquences sur sa production de céréales.

L'élevage intensif est l'une des raisons qui expliquerait les difficultés de l'Allemagne à faire baisser les teneurs en nitrates dans ses eaux.
© C.Reibel

Voici un an, la Commission européenne a remonté les bretelles de l’Allemagne sur la question des nitrates. Elle a saisi la Cour de justice européenne d’un recours contre l’État membre au motif qu’il n’avait pas pris de mesures assez strictes de lutte contre les nitrates. La Commission a réclamé un jugement « déclaratoire », sans sanction pour l’Allemagne à condition qu’elle réagisse… ce qu’elle se voit désormais obligée de faire. Le problème couvait depuis un moment. De fait, ces dernières années, la qualité des eaux souterraines du pays se sont dégradées. Un rapport publié en janvier et réalisé par les ministères de l’Agriculture et de l’Environnement montre ainsi que 28 % des mesures de contrôle des nitrates dans les eaux réalisées dans le cadre du plan de surveillance dépassaient le seuil des 50 mg/l.

Le plafond sur les épandages d’azote organique difficile à respecter

Le pays a fait le choix de classer tout son territoire en zone vulnérable, ce qui pose un problème dans un certain nombre de landers où l’élevage est intensif : le plafond des 170 kg d’azote organique épandable à l’hectare semble difficile à tenir. La commission exige que cette mesure soit respectée, ainsi que les distances minimales d’épandage par rapport à un cours d’eau. Une nouvelle législation pourrait entrer en vigueur d'ici trois à cinq ans. FranceAgriMer a évoqué ce point lors du conseil spécialisé de la filière céréales du 14 juin. « L’Allemagne, qui affichait jusqu’à présent des rendements céréaliers et des taux de protéines supérieurs à ceux obtenus par la France, prévoit un ralentissement de la progression des rendements dans son pays et une diminution de la production de blé », indique l’organisation dans un communiqué. Ainsi qu'elle le précise, ce sont toutefois les terres les moins fertiles qui seront les plus concernées.

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