Aller au contenu principal

Gestion des risques
InVivo fait son entrée sur le marché de l’assurance récolte

Bioline Insurance, filiale d’InVivo spécialisée dans le courtage en assurance et créée en 2017, lance une nouvelle offre d’assurance récolte, proposée aux agriculteurs via leur coopérative.

« Il n’y a aujourd’hui que 28 % des agriculteurs qui assurent leurs récoltes. C’est embêtant pour eux et bien plus que pour eux seuls, car ils font prendre un risque à l’ensemble de la chaîne de valeur, et en premier lieu, aux coopératives », a expliqué Antoine Poupart, directeur général de Bioline Insurance, en conférence de presse le 12 novembre à Paris. C’est ce marché des agriculteurs qui ne souscrivent pas d’assurance récolte que vise la société. Cette filiale d’InVivo créée en mars 2017 est spécialisée dans le courtage d’assurance. Depuis le mois d’août, elle propose par l’intermédiaire des coopératives de nouvelles offres d’assurance récolte aux agriculteurs, pas moins chères mais comprenant davantage de garanties, en particulier un seuil de franchise plus faible.

Pour positionner son offre, Bioline Insurance a réalisé une enquête auprès de 1185 agriculteurs : « les trois-quarts des agriculteurs non assurés trouvent l’assurance récolte proposée aujourd’hui inutile ou trop chère », a résumé Antoine Poupart. Bioline Insurance a donc choisi de proposer des franchises basses par défaut de 15 % (au lieu de 25 % actuellement avec seuil de déclenchement à 30 %), qui peuvent descendre à 10 %. Les prix sont au niveau des assurances récoltes actuelles. Les contrats proposés répondent aux exigences de Bruxelles et peuvent donc être subventionnés par l’Etat.

Massification et digitalisation pour baisser les coûts

Pour pouvoir proposer cette offre plus attractive, la société a misé sur la massification. « On peut adresser via les coops 300 000 agriculteurs, soit 50 % des agriculteurs français et 80 % du marché français des agriculteurs professionnels », a expliqué Thierry Blandinières, directeur général d’InVivo. Ce potentiel a convaincu un assureur (également réassureur) de portée mondiale de garantir l’ensemble des contrats qui pourront être souscrits. L’objectif de Bioline Insurance est de conquérir un million d’hectares sur les deux campagnes à venir (2019/2020 et 2020/2021), 2018/2019 étant une campagne test. La société compte également développer son produit à l’étranger, au Brésil, ce qui permettra de diversifier encore davantage le risque porté par l’assureur.

La société de courtage table également sur la digitalisation et la simplification de la gestion administrative des contrats : ceux-ci seront proposés par les coopératives qui vont les déployer en option de contrats qu’elles signent déjà avec l’agriculteur (prix de campagne, appro…). L’exploitant souscrira le contrat dédié à l’assurance récolte lui-même, sur une plateforme digitale dédiée et indépendante. Il recevra un pdf avec une signature électronique.

11 coopératives se sont engagées dans le projet pour le moment. Parmi elles, Océalia a déjà fait signer les premiers contrats à des agriculteurs. Les dirigeants de Bioline Insurance pensent monter « assez rapidement » à trente.

Les plus lus

<em class="placeholder">épi de blé</em>
Cadmium : les teneurs mesurées en céréales et pommes de terre sont dans les normes et stables depuis 15 ans

La présence du cadmium dans l’alimentation fait l’objet d’une surveillance rapprochée par les filières céréales et pommes de…

<em class="placeholder">Vue aérienne d&#039;une ferme ayant plusieurs bâtiments agricoles non contigus</em>
Pas de permis de construire sans régularisation des anciens bâtiments agricoles

L’obtention d’un permis de construire peut être bloquée en présence d’une construction irrégulière dans le même ensemble…

<em class="placeholder">Thomas Charruault, multiplicateur de luzerne porte-graine dans les Deux-Sèvres (Airvault)</em>
Deux-Sèvres : « Dans mes terres séchantes, j’ai implanté de la luzerne porte-graine pour gérer une problématique de ray-grass résistant »

Depuis 2023, Thomas Charruault s’est lancé dans la multiplication de luzerne porte-graine à Airvault, dans les Deux-…

<em class="placeholder">Le nettoyage de la barre de coupe est un préalable pour éliminer tout résidus de récolte : menues pailles avec les graines d&#039;adventices et de céréales.</em>
Moissonneuse-batteuse : Comment la nettoyer entre deux chantiers de récolte pour ne pas propager les graines d’adventices ?

Cela prend une demi-heure : le nettoyage de la moissonneuse-batteuse entre deux récoltes fait partie des leviers de lutte…

<em class="placeholder">Pieds de maïs touché par la Geomyze.</em>
Géomyze sur maïs : que faire en cas d’attaques dans l’Ouest ?

La période de froid qui a stoppé la croissance des maïs a créé les conditions idéales pour la géomyze, une mouche qui s’…

<em class="placeholder">Alexis Bouchard, agriculteur à Digny (Eure-et-Loir),&quot;je privilégie l’utilisation d’engrais simples de type P38. Les apports sont quasi systématiques sur betterave, ...</em>
Phosphore : « Je privilégie l’utilisation d’engrais simples pour répondre au juste besoin de mes cultures en Eure-et-Loir »

Exploitant 200 hectares à Digny (Eure-et-Loir), Alexis Bouchard raisonne ses apports de phosphore sur ses cultures avec l'aide…

Publicité
Titre
OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
[OFFRE ÉTÉ – EXCLUSIVITÉ WEB] : Profitez maintenant de -15% sur votre abonnement annuel*. Code promo SUMMER2026
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures