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Groupama prêt à adapter son assurance climatique

Si l'Etat le souhaite et débloque les fonds nécéssaires, l'assureur est d'accord pour proposer une assurance récolte conforme au réglement européen dit "Omnibus".

L'assurance multirisques climatique se déclenche aujourd'hui si les pertes de rendement sont supérieures à 30 % des rendements moyens de référence.
© Jean Charles Gutner

« Nous demandons aux pouvoirs publics d’avoir le courage politique de mettre en place le règlement Omnibus concernant l’assurance multirisque climatique », a annoncé Jean-Yves Dagès, président de la fédération nationale Groupama, en conférence de presse à Paris le 7 février. Ce règlement voté le 16 octobre 2017 propose de subventionner à 70 % au lieu de 65 % les primes d’assurances payées par les agriculteurs et de réduire de 30 à 20 % le seuil de déclenchement et la franchise. « Nous sommes prêts à mettre en œuvre ce règlement dès la campagne 2019 », a signalé Jean-Yves Dagès. Selon Groupama, il faudrait 60 millions supplémentaires, aux 110 millions de subventions versées pour protéger les 26 % des fermes françaises assurées à ce jour.

Une incitation forte à s’assurer

Pour ne pas avoir de surcoût et profiter de la mutualisation, il faudrait que le double des surfaces françaises de grandes cultures soient couvertes. Pour l’assureur, il faudrait une incitation forte de la part de la profession et du gouvernement à souscrire ce type de contrat. Sur les années 2005-2017 cumulées, Groupama a versé 2,2 milliards d’euros d’indemnités pour 1,5 milliard d’euros de primes payées par les agriculteurs et 690 millions d’euros de subventions européennes. « Ce n’est pas rémunérateur mais nous continuerons à suivre les agriculteurs assurés », a précisé François Schmitt, président délégué de la fédération nationale de Groupama..

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