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Protection sol/eau
Freiner les eaux drainées pour mieux les filtrer

Sur la plaine de la Woëvre dans la Meuse, un parcours pédagogique informe des possibilités et de l´intérêt de la renaturation de cours d´eau.


Sur des exploitations agricoles, Arvalis-Institut du végétal a mis en place des parcours pédagogiques orientés sur des problématiques environnementales.
A Saint-Hilaire-en-Woëvre dans la Meuse, ce parcours s´intitule « De la parcelle au cours d´eau ». Des panneaux d´information ont fleuri au bord du Moutru, un ruisseau qui a fait l´objet d´une renaturation avec le concours du CPIE Woëvre-Côtes de Meuse(1). Le CPIE a eu recours aux techniques de génie végétal pour « débanaliser » ce cours d´eau.
Entre terrassement des berges, pose de géotextile biodégradable, végétalisation, plantations et les premiers travaux d´entretien, le coût a été estimé à 21 350 euros (140 000 francs) pour 200 mètres.
Cette renaturation avait plusieurs objectif : servir de zones de filtration (avec une bande enherbée en plus) des produits épandus sur la parcelle mitoyenne, consolider la berge et régénérer un biotope naturel pour la faune et la flore aquatique.
Le pouvoir épurateur de la nature
Dans la région de la plaine de la Woëvre, le drainage a été généralisé sur les parcelles dans les années 60. Le CPIE a mis au point un dispositif pour éviter aux eaux coulant des drains d´arriver directement dans les rivières. Un bassin de décantation avec des plantes hélophytes capte les eaux de drainage en amont du cours d´eau. Il s´agit d´un dispositif expérimental visant à filtrer les eaux de drainage de leurs polluants agricoles et à dégrader ceux-ci avant leur arrivée dans le ruisseau. On compte sur le pouvoir épurateur de la nature.



(1) Centre permanent d´initiatives pour l´environnement.

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