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Fiscalité
Taxe foncière terrain agricole non bâti : ce qui change en matière de taxe foncière due par le fermier, en 2025 ?

L’exonération de taxe foncière sur terrain agricole non bâti étant passée de 20 à 30 %, depuis la loi de finances pour 2025, la part récupérable auprès du fermier baisse d’autant. 

Exemple de taxe foncière sur propriété non bâtie
Exemple de taxe foncière sur propriété non bâtie
© N. Savin


 

 

Vous aurez probablement constaté que votre montant de taxe foncière sur les propriétés non bâties agricoles (TFPNB) a légèrement diminué cette année. Explications et conséquences si vos terres sont louées. 

 

L’exonération de la taxe foncière sur terrain agricole non bâti passe de 20 à 30 % 

La diminution de votre taxe foncière s’explique par le fait que l’exonération prévue à l’article 1394 B bis du code général des impôts, qui s’applique aux parts communale et intercommunale des propriétés non bâties agricoles (TFPNB), a augmenté de 10 %. Pour autant, le montant total sur votre avis d’imposition n’a peut-être pas diminué de 10 %. En effet, malgré cette exonération, le revenu cadastral des parcelles peut, lui, avoir augmenté. Vous pouvez le vérifier sur votre avis d’imposition à la ligne "Variation" de la colonne "Commune" et " Inter-communalité". 

Lire aussi Les autres dégrèvements et exonérations de taxe foncière pour les agriculteurs ?

 

Le coefficient de rétrocession de la taxe foncière sur terrain agricole non bâti passe de 1,25 à 1,43 

Conformément à l’article L.415-3 al 4 du Code rural, en cas de location, ce dégrèvement sur la taxe foncière doit bénéficier au locataire. Par conséquent, c’est au bailleur, destinataire de l’avis d’imposition, de le répercuter au preneur. Comment ? 

Si par une clause du bail, la part de taxe foncière mise à la charge du preneur est supérieure à 30 % 

Le preneur rembourse au bailleur une fraction de la taxe foncière égale à la différence de ces deux pourcentages multipliée par 1,43 (contre 1,25 précédemment). 

Par exemple, si le bail indique que le locataire doit rembourser 50 % de la taxe foncière sur le non-bâti, le fermier remboursera au bailleur : 

- au titre de la part communale et intercommunale : (50 % – 30 % = 20 %) x 1,43 x (405 + 56) = 131,80 € 

- au titre de la taxe Chambre d’agriculture : 50 % x 133 = 66,50 € 

- au titre des frais de gestion : 3 % pour la part communale et intercommunale x 131,80 € plus 8 % pour les taxes Chambre  x (66,5) 

Soit 207,57 € récupérables sur le locataire. 

Si la part de taxe foncière mise à la charge du preneur est inférieure à 30 % 

Le bailleur déduit du montant du fermage dû par le preneur une somme déterminée en appliquant au montant de la taxe foncière sur les propriétés non bâties un taux égal à la différence entre ces deux pourcentages multipliée par 1,43. 

Par exemple, si le bail indique que le locataire doit rembourser 20 % de la taxe foncière sur le non-bâti, le bailleur devra au preneur au titre de la part communale et intercommunale : (20 % – 30 % = -10 %) x 1,43 x (405 + 56) = 65,90 € 

Mais le preneur devra toujours au bailleur : 

- au titre de la taxe Chambre d’agriculture : 50 % x 133 = 66,50 €

- au titre des frais de gestion : uniquement 8 % pour la taxe Chambre (66,50 €)

Total : 71,82 €
 

Soit 65,90 € dus par le bailleur au preneur et 71,82 € dus par le preneur au bailleur, dès lors le bailleur ajoutera au fermage : 5,92 €. 

La part de taxe foncière mise à la charge du preneur étant libre, elle devrait être expressément mentionnée au bail. À défaut de précision dans le contrat de bail, l’alinéa 3 de l’article L415-3 du code rural impose au preneur de prendre à sa charge 20 % de la taxe foncière et 50% de la taxe Chambre d'agriculture.

Lire aussi : Indice des fermages 2025 - Calculer son nouveau montant de fermage

(1) L’exonération est fixée à 30 % en métropole, 80 % dans les DOM et 100 % en Corse.

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