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Fertilisation phosphatée : comment choisir la forme d'apport  de phosphore ?

Les engrais minéraux simples et binaires constituent la majorité des sources de phosphore. Les produits de recyclage se développent mais leurs apports sont plus difficiles à quantifier.

Les superphosphates (Super 18 ou Super 45) sont à apporter avant le semis. © N. Cornec
Les superphosphates (Super 18 ou Super 45) sont à apporter avant le semis.
© N. Cornec

Les engrais de synthèse, obtenus par attaques d’acides sur du minerai, sont la principale source de phosphore épandu en France. Parmi les amendements minéraux, le 18 46, qui contient 18 % d’azote et 46 % de phosphore sous forme de phosphate d’ammonium, est souvent privilégié, pour un apport au printemps. Épandu en quantité limitée pour satisfaire aux règles de la directive Nitrates, il ne permet pas toujours de couvrir les exportations de la culture en place.

Les apports avec ce type de produit ne permettent pas de redresser une éventuelle carence du sol. Dans ces situations, le recours à un superphosphate (Super 18 ou Super 45) avant le semis de la culture est généralement plus approprié. De nouveaux produits existent, comme Top Phos (Timac Agro), lancé en 2016. Ce superphosphate complexé se targue d’une efficience deux fois supérieure à un superphosphate simple, et évite le blocage du phosphore soluble dans les sols calciques.

La montée en puissance des amendements organiques

Les amendements organiques, et en particulier les fientes de volailles, constituent l’autre source de phosphore. Cette forme est d’ailleurs la principale source de phosphore pour les exploitations en agriculture biologique. Les composts, fumiers ou digestats de méthanisation constituent d’importants gisements en phosphore et pourraient prendre le pas sur les engrais minéraux, dont les sources d’approvisionnement sont lointaines et non renouvelables.

Reste à caractériser la biodisponibilité du phosphore dans ces produits résiduaires organiques (PRO). Lorsqu’ils sont mis en terre, ces matières libèrent plus ou moins rapidement le phosphore dans le sol. Le comportement de ces matières varie en fonction de la nature du produit et de sa finesse, des caractéristiques du milieu, du climat et des techniques culturales : la part de phosphore réellement disponible pour la plante est plus variable et moins précise que pour des engrais minéraux, et augmente le risque d’excès ou de déficit.

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