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Fertilisation azotée : « Dans la Somme, je réalise des reliquats de sortie d’hiver sur les blés par site de production et précédent cultural »

Agriculteur à Grivesnes (Somme), Jérémy Leroux continue à optimiser ses apports d'engrais azotés en espérant une remontée des cours des céréales l'an prochain.

<em class="placeholder">Jérémy Leroux, agriculteur à Grivesnes (Somme) devant une cuve de stockage de solution azotée</em>
Jérémy Leroux, producteur à Grivesnes (Somme)"J’utilise majoritairement de la solution azotée sur blé (avec un coût de 150 à 180 €/ha), notamment au dernier apport, avec un ajout de soufre pour les blés succédant à une céréale (maïs, escourgeon, blé)."
© SCEA Leroux

« Pour bien calculer la quantité d’azote à apporter à mes cultures, je fais analyser par un prestataire des reliquats de sortie d’hiver sur toutes les parcelles ayant reçu du lisier de notre élevage de porcs et, sur blé, par site de production et par type de précédent cultural. Cela équivaut à 5 ou 6 analyses de RSH rien que pour cette céréale chaque année. Les reliquats azotés sont de l’ordre de 30 et 40 unités à l’hectare après un colza, une céréale ou une betterave, de 60 à 80 unités après un pois protéagineux ou une pomme de terre. En 2025, ils étaient plus élevés du fait d’un hiver peu pluvieux. Avec ces résultats, le laboratoire d’analyse me fournit des indications pour les quantités à apporter sur blé. J’intègre également les informations dans un logiciel de calcul des besoins (Géofolia). Les apports d’engrais azotés sur blé en 2025 se situaient entre 135 et 175 unités.

Même avec les cours bas des blés actuellement et le prix élevé des engrais azotés, je ne prévois pas d’abaisser les quantités apportées. Je ne veux pas risquer de carencer le blé en azote, car les cours des céréales auront peut-être retrouvé des niveaux rémunérateurs à la prochaine récolte. Je peux me permettre de ne pas économiser sur les engrais, car j’ai d’autres cultures à haute valeur ajoutée dans mon système de production et que les blés sont autoconsommés sur la ferme, pour l’alimentation de notre élevage porcin.

L’azote est apporté au tallage, au stade épi 1 cm et en fin de cycle, avec 30 à 40 unités réservées pour ce dernier apport. Un OAD basé sur l’imagerie satellitaire (Spotifarm) m’aide à ajuster celui-ci en fonction des besoins de la plante. J’utilise majoritairement de la solution azotée (avec un coût de 150 à 180 €/ha), notamment au dernier apport, avec un ajout de soufre pour les blés succédant à une céréale (maïs, escourgeon, blé). »

SCEA Ferme Leroux (deux associés). Polyculture élevage dont blé tendre (165 ha), colza, pomme de terre, betterave, escourgeon, pois protéagineux, maïs… élevage porcin (500 truies naisseur engraisseur). 85-90 q/ha de rendement en blé en moyenne.

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