Aller au contenu principal

Du tourteau de colza valorisé dans les panneaux de bois¶

Une jeune pousse de l’Oise travaille sur la création d’un produit plus économique et plus vert pour remplacer les résines synthétiques dans les panneaux de bois.¶

Michel Boucly, directeur général délégué du groupe Avril et Fabrice Garrigue, président d’Evertree ont inauguré leur centre de recherche et de développement à Venette, dans l’Oise, le 10 juillet 2017.
© L. Debuire

La société Evertree a inauguré le 10 juillet son centre de recherche et d’innovation à Venette, dans l’Oise. Créée par le groupe Avril, cette jeune entreprise concentre ses recherches sur la substitution par un bioproduit des résines issues de la pétrochimie et utilisées dans la fabrication de panneaux de bois. Ses travaux reposent sur le développement d’un additif issu de la protéine de colza qui permet de réduire l’utilisation de résine synthétique. Mis au point par deux chercheurs américains au sein d’une start-up nommée Biopolymer technologies, cet additif innovant est issu de tourteaux de colza standard. Selon Fabrice Garrigue, président d’Evertree, « il permet de répondre aux préoccupations sociétales. La plupart des résines utilisées par les fabricants sont composées en grande partie de formaldéhydes critiqués pour leur caractère cancérogène. En utilisant l’additif mis au point par Evertree, non seulement les entreprises créent des matériaux plus recyclables mais aussi moins chers. Notre produit permet d’économiser 5 à 10 % sur le coût de production des panneaux de bois. »

Une usine d’ici 2020

Aussi intéressant soit-il, ce nouveau débouché devrait rester une niche. « Pour approvisionner 20 % du marché mondial, il suffirait de 20 000 tonnes de tourteaux par an. Pour rappel, nous en utilisons trois millions de tonnes pour l’alimentation animale. Autant dire que c’est une pincée de sel, a expliqué Michel Boucly, directeur général délégué du groupe Avril. Nous parlons plus ici d’une valorisation qualitative de la protéine de colza. »

L’additif est, pour le moment, en phase de qualification chez six acteurs de l’industrie du panneau de bois composite dans le monde, principalement localisés en Amérique du Nord et en Europe. Pour répondre à la future demande, une usine devrait voir le jour en Seine-Maritime d’ici 2020. Elle utiliserait 25 à 50 000 tonnes de tourteaux chaque année.

Les plus lus

<em class="placeholder">Cave coopérative des Vignerons de Puisseguin Saint Emilion en Gironde, le 28 septembre 2017 durant les vendanges</em>
Quelles sanctions pour un exploitant agricole qui ne tient pas son engagement vis-à-vis de sa coopérative ?

Sauf cas de force majeur, le retrait anticipé d’un associé coopérateur avant la fin de son engagement l'expose à des pénalités…

<em class="placeholder">Moisson des bles dans les plaines cerealieres de la Marne sous la menace de la pluie.</em>
Fonds d’urgence grandes cultures : qui peut en bénéficier et pour quel montant ?
L’État met en place un fonds d’aide d’urgence exceptionnel à destination de la filière grandes cultures. Doté de 35 millions…
<em class="placeholder">Apport d&#039;azote sur blé en sortie d&#039;hiver.</em>
Azote sur blé : quand réaliser le premier apport en 2026 ?

Le premier apport d’azote sur blé se raisonne en s’appuyant sur l’observation des parcelles et les analyses de reliquats…

<em class="placeholder">Eric Thirouin, président de l&#039;AGPB, face à la ministre Annie Genevard.   </em>
Plan d’urgence pour les céréaliers : 40 millions d’euros débloqués, une réponse jugée insuffisante

La ministre Annie Genevard a signé ce 29 janvier 2026 la mise en œuvre d’un fonds d’urgence de 40 millions d’…

Un homme plutôt âgé assis sur une chaise dans une cour de ferme regardant un agriculteur devant son tracteur.
Retraite agricole des chefs d’exploitation : que change le nouveau calcul sur les 25 meilleures années ? Réponses à toutes vos questions

Qui est concerné par la réforme du calcul des retraites agricoles ? Comment seront déterminées les 25 meilleures années…

<em class="placeholder">Alexandre Hatet, chambre d&#039;agriculture des Pays de la Loire et Bertrand Leroux-Coyau, agriculteur à Ballon-Saint-Mars (Sarthe),Le passage au semis direct doit permettre à ...</em>
Organisation du travail : « Je suis passé au semis direct d’abord dans un objectif de gain de temps sur mon exploitation dans la Sarthe »

Dans la Sarthe, Bertrand Leroux-Coyau a abandonné le labour pour s’engager dans le semis direct. La recherche de gain de temps…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures