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Pratiques culturales
Des terres souvent nues entre deux cultures

L´enquête du Scees en 2001 sur les pratiques culturales traduit la faible surface occupée par les couverts végétaux en interculture.


Les cultures intermédiaires ont du mal à s´imposer dans le paysage agricole français. « En 2001, elles ne concernaient que 3 % des surfaces en cultures annuelles, indique une enquête du Scees(1) sur les pratiques culturales 2001. Elles sont toutefois utilisées sur 21 % des surfaces en betterave et 18 % en pomme de terre. » Pour couvrir les sols en interculture, les agriculteurs misent plutôt sur les repousses après récolte : près de deux millions d´hectares et 18 % des surfaces des cultures annuelles. Blés et orges sont les plus concernés par cette pratique.
Autre stratégies intéressant le maïs cette fois-ci : les cultures dérobées en graminée fourragère (ray-grass surtout) en interculture. Ces dernières sont implantées sur 6 % des surfaces en maïs en 2001 et plus de 10 % dans des régions d´élevage comme la Bretagne ou les Pays de la Loire. C´est la durée d´interculture qui conditionne souvent le choix du couvert végétal ou non.
©D. R.

L´enquête du Scees fait un bilan des rotations culturales et constate une forte proportion du maïs cultivé en monoculture. Le maïs sur maïs concerne 59 % des surfaces pour la production grain et 37 % pour le fourrage. Le blé sur blé occupe 15 % des surfaces de cette céréale.
L´enquête a permis de constater également une progression de 5 à 10 % des surfaces gérées en non labour (travail superficiel ou semis direct) entre 1994 et 2001 ; 22 % des colzas, 17 % des blés tendres et 44 % des blés durs sont cultivés ainsi. En revanche, le non-labour ne concerne que 7 % des superficies en maïs grain. Le maïs reste plus hermétique que les autres cultures à des pratiques agronomiques respectueuses de l´environnement.


(1) Service statistique du ministère de l´Agriculture.

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