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Des sols en bonne santé pour se passer du glyphosate chez Michel Roesch

En bio et en TCS, Michel Roesch, exploitant dans le Bas-Rhin, allie couverts savamment composés et scalpeur pour se passer du glyphosate.

"En bio et en non labour, le contrôle des adventices repose sur les couverts d'interculture bien implantés pour étouffer les mauvaises herbes", indique Michel Roesch.
© Sol Vivant

« Depuis 2004, mon exploitation est menée en TCS avec l’outil Ecodyn qui peut s’apparenter à un scalpeur réglé pour ne pas travailler plus de 4 centimètres du sol, c’est-à-dire jamais plus profond que la ligne de semis. Je suis passé en bio où le contrôle des adventices en interculture repose sur les couverts végétaux entre autres. Il faut bien les implanter de façon à ce qu’ils étouffent les mauvaises herbes. Avant un maïs ou un soja, le couvert se compose d’un mélange de sept à dix espèces dont une bonne part de légumineuses. Il tient une place aussi importante que celle d’une culture. En implantant des couverts végétaux dès que possible, nous introduisons de la matière organique au maximum. Le sol fonctionne comme un digesteur. Ces pratiques amènent à obtenir un sol en bonne santé qui donnera de la niaque aux cultures. Grâce à cette vigueur, les quelques adventices présentes n’auront pas d’incidence sur la production."

Passage d’un déchaumeur à pattes d’oie larges

"À titre d’exemple, entre un blé et un maïs, on laisse la paille broyée sur le champ une fois le blé moissonné, un apport d’azote organique est réalisé à ce moment pour rééquilibrer le ratio C/N et l’on fait un passage d’outil à disque pour ramener un peu de terre sur la paille, qui est très riche en matière organique. La paille est plaquée au sol et on n’y touche pas pendant une quinzaine de jours, le temps de laisser les micro-organismes commencer à décomposer les résidus de culture. Nous passons un déchaumeur à pattes d’oie larges qui scalpe la terre sur quelques centimètres. Le semis du couvert est réalisé en même temps, sur sol frais. La destruction du couvert intervient en hiver, au rouleau faca pour plaquer tout au sol et améliorer la décomposition. Puis un déchaumage à disque en mars-avril permet de mélanger les résidus de culture avec un peu de terre. Un scalpage deux à trois semaines après coupe tout à 4 centimètres de profondeur. Un coup de rotative prépare le semis en nivelant la parcelle et en créant un faux lit de semences. Le semis de maïs suit rapidement avec quelques interventions de désherbage mécanique. Les adventices, y compris les vivaces, sont bien contrôlées jusqu’au stade où la culture prend le dessus. On ne peut pas substituer le glyphosate avec une autre technique mais avec tout un ensemble de pratiques. »

EN CHIFFRES
En vallée du Rhin à Mussig
30 ha en bio irrigués
Sur 4 ans, rotation soja - blé - couvert - maïs - céréale secondaire (avoine de printemps, épeautre…) - couvert – soja
Zéro labour depuis 2004 et passage en bio après 2010
45-60 q/ha de rendement en blé après soja (35-50 q/ha)
85-20 q/ha de rendement en maïs
www.sol-vivant.fr
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