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Demandes à la hausse pour la pomme de terre

Les signaux sont au vert pour les débouchés de la pomme de terre en 2016. Pour les usines de transformation et la féculerie en particulier.

« Les indicateurs sont extrêmement positifs à quatre-cinq ans, avec un débouché supplémentaire de 500 000 tonnes que nous prévoyons, dont 300 000 tonnes sur les trois ans à venir", affirme Arnaud Delacour, président de l’UNPT (1). "Mais la demande de marché peut être très vite saturée, tempère-t-il aussitôt. Il faut y aller progressivement. » Les besoins concernent les marchés de la transformation et de la fécule.

Une production mieux ajustée aux besoins du marché

« Après une année 2014 catastrophique pour le marché du frais, nous avions communiqué en 2015 pour des plantations de variétés ayant des débouchés. Le repli des surfaces en variétés à chair ferme s’est fait au profit des variétés pour l’industrie. Le marché a été mieux équilibré », se réjouit le président de l’UNPT, à propos de la campagne 2015. Le recul des surfaces a été limité, - 2 % sur un an. Près de 119 000 hectares de pomme de terre de conservation ont été plantés en 2015, pour une production en forte baisse (un peu plus de 5 millions de tonnes). « Les conditions climatiques de 2015 ont été le principal modérateur des volumes », souligne Arnaud Delacour. Les prix ont été nettement plus satisfaisants en 2015, comme en témoigne le marché du frais. Ils y étaient compris entre 200 et 400 euros la tonne en fin d’année, contre 10 à 70 euros par tonne en 2014. Concernant l’industrie, les prix de la pomme de terre départ producteurs se situaient entre 90 et 150 euros la tonne fin 2015.

Des demandes d’industriels en Belgique et aux Pays-Bas

Pour 2016, le marché du frais apparaît dynamique avec un certain nombre d’opportunités qui s’ouvrent à l’export. L’euro faible se traduit également par des exportations élevées de produits transformés de l’UE vers les pays tiers. À la France d’y trouver sa place. « Des industriels situés en Belgique et aux Pays-Bas ouvrent des lignes de productions supplémentaires, ce qui va forcément se traduire par une augmentation de leur demande de pommes de terre en France. Les besoins sont également élevés en fécule", souligne Alain Dequeker, secrétaire général de l’UNPT. Il plaide pour une augmentation des capacités de stockage : « La demande a été continue tout au long de la campagne avec même un allongement de celle-ci. L’avenir est au stockage long terme. »

Malgré tout, cette hausse de la demande reste dans la marge de l’aléa climatique : « Dans un contexte agricole général très mauvais, la pomme de terre fait un peu figure d’exception, observe Alain Dequeker. Il y a des velléités à augmenter les surfaces. Mais, les producteurs historiques sont en capacité de répondre à la demande supplémentaire sans devoir chercher de nouveaux producteurs. »


(1) Union nationale des producteurs de pommes de terre

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