Aller au contenu principal

L´Australie
De la canne à sucre sous les tropiques

Dans le Nord-Est de l´Australie, nous avons la forêt tropicale, les plages et ses cocotiers, les pluies abondantes, des sols profonds... Cette nature généreuse fait la richesse de quelques agriculteurs. Exemple sur la canne à sucre.


L´île continent connaît une climatologie variée : désert au centre, climat tempéré au Sud-Est, de type méditerranéen plus à l´Ouest et tropical au Nord-Est. C´est dans cette dernière zone (État du Queensland) que l´Australie produit de la canne à sucre. A l´exemple de l´exploitation de Dennis et Mary-Ann Salvetti située sur une zone de plateau, les « Atherton Tablelands », à l´Ouest de la ville de Cairns. « Sur les 630 hectares, nous en comptons 160 de canne à sucre, décrit Mary-Ann Salvetti. Nous bénéficions de sols très riches d´origine volcanique. On peut quasiment tout y faire pousser. Le prix des terres est élevé, de l´ordre de 12 000 dollars l´acre (17250 euros/ha). » En comparaison, de la terre à blé à l´ouest de l´État de Nouvelle-Galles du Sud est tombée à 100-200 dollars l´acre (144 à 288 euros/ha).
De couleur rouge, les sols des Atherton Tablelands ont une profondeur de quelques mètres. La région est arrosée : plus de 1500 mm par an. Mais pas encore suffisant et trop irrégulier pour la canne à sucre. La culture est irriguée avec des rampes.
Quelques indications de Mary-Ann Salvetti sur le mode de culture : « Nous plantons d´abord des cannes à raison d´un acre (0,40 ha) à l´heure. Il faut attendre un an pour arriver à un optimum de richesse en sucre. La culture reste en place trois années pour trois récoltes puis est arrachée. »
©C.Gloria

Des sols profonds et riches (ici des terres rouges volcaniques),
une chaleur tropicale et des besoins optimum de 2500 mm d´eau par an : la canne à sucre n´a manifestement pas les mêmes besoins que notre betterave nationale.

De 120 à 140 tonnes de canne à sucre à l´hectare
Le rendement est compris entre 120 et 140 tonnes à l´hectare avec une richesse en sucre de 13 à 14 %. « En 2001, nous avons été payés 350 dollars la tonne de sucre (204 euros) mais en 2002, le prix a été fixé à 280 dollars (163 euros). » Les Salvetti ont également une production importante de mangues, d´arachides et de diverses plantes fourragères pour la récolte de semences très rémunératrices. « C´est ce qui nous rapporte le plus : 2500 dollars (1454 euros) à l´hectare en moyenne et jusqu´à 5 à 6000 dollars (2900 à 3500 euros) ! ».

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l…

<em class="placeholder">Benoît Herrouet, agriculteur à Bécheresse, en Charente, devant son semoir monograine</em>
Semis de colza : « J’ai pu semer ma culture début août après un orage dans mes terres argilo-calcaires en Charente »

Dans le contexte de sécheresse généralisée, les semis de colza vont se faire au gré d’opportunité à ne pas manquer. En…

<em class="placeholder">Joffray Lépine, entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, montrant l&#039;un des capteurs du système I-Spray.</em>
Vienne : « Je réalise entre 30 et 70 % d’économie d’herbicides foliaires de postlevée sur maïs grâce à la pulvérisation ultralocalisée »

Entrepreneur de travaux agricoles dans la Vienne, Joffray Lépine a équipé son automoteur Kuhn Artec du système d…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures