Aller au contenu principal

Davantage de demande pour les semences de ferme

Les trieurs à façon enregistrent cette année un regain d’intérêt des agriculteurs pour leurs services.

L’année se profile plutôt bien pour les trieurs à façon. D’après une enquête réalisée en début d’automne par le Staff (Syndicat des trieurs à façon), leur production connaîtrait une hausse de 5 % par rapport à l’année précédente. En moyenne, les trieurs fabriquent de l’ordre de 200 000 tonnes de semences de ferme (céréales à paille, protéagineux, colza) par an. Un peu plus de la moitié de la production totale en semences de ferme passent dans leur main.

Des clients qui se lancent pour la première fois

Cette augmentation s’expliquerait en premier lieu par la hausse des tonnages moyens délivrés aux agriculteurs, mais elle serait également liée à la progression du nombre d’agriculteurs utilisateurs. Selon l’enquête, il s’agirait pour une partie d’entre eux de nouveaux clients, qui optent pour la première fois pour de la semence de ferme triée à façon. Pour faire face à la baisse des prix des céréales, notamment, « les agriculteurs cherchent à réduire les charges de tous les côtés », estime Sylvain Ducroquet, président du Staff dans un communiqué. Les chiffres diffusés par Agreste (ministère de l’Agriculture) montrent que les charges des exploitations de grandes cultures ont baissé de 1,5 % en un an, mais que celles relatives aux semences ont enregistré une légère progression de 0,2 %. D’après le Staff, la semence autoproduite revient en moyenne 40 % moins cher que les semences certifiées.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
<em class="placeholder">Patrice Gourinchas, président de l’ASA du Bandiat et son fils Yann.</em>
Stockage de l’eau : « Une irrigation de 2000 m³/ha sur maïs coûte 620 € avec notre réserve de substitution en Dordogne »
Les deux réserves de substitution de l’ASA du Bandiat, entre Charente et Dordogne, ont permis le maintien d’ateliers…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures