Aller au contenu principal

Phytos et semences
Corteva France veut grossir son chiffre d’affaires de 42 % d’ici 5 ans

Numéro 1 sur le marché français de la semence de maïs et à la quatrième place sur celui de la protection des cultures, Corteva mise sur ses innovations en semences et produits de biocontrôle, notamment, pour gagner des parts de marché dans les années à venir.

Les dirigeants de Corteva France (ici Maxime Champion, directeur marketing, et Jean-Philippe Legendre, directeur général) veulent faire progresser le chiffre d'affaires du groupe de 100 millions d'euros sur cinq ans.
© V.Noël

« Nous sommes une société dédiée à l’agriculture, au service des agriculteurs », a décrit Jean-Philippe Legendre, directeur de Corteva France, à l’occasion d’une conférence de presse le 21 février à Paris. La nouvelle entité issue de la fusion des divisions agriculture des géants DuPont et Dow devrait être complètement indépendante de ses maisons mères à partir de juin prochain.

Forte d’un chiffre d’affaires de 14 milliards de dollars au niveau mondial pour 2017 réalisé à 55 % dans les semences et à 45 % dans les phytos, le groupe mise sur sa capacité à innover pour conquérir des marchés. « En France, nous avons l’ambition de passer de 235 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2018 à 335 millions d’euros d’ici 5 ans », a indiqué Jean-Philippe Legendre. Cette croissance serait générée à parts égales par les phytos et les semences.

De la sélection d'hybrides dédiée à des territoires

En ce qui concerne les semences, le groupe va notamment développer sa nouvelle marque, Brevant. Présentée officiellement en février 2018, elle va s’installer en France aux côtés de la bien connue Pioneer sur les marchés du maïs, du tournesol et du colza. « Brevant vient consolider notre offre sur les hybrides, a expliqué Bruno Bertheloz, directeur général de Pioneer France. L’idée est de collaborer avec nos partenaires distributeurs pour adapter des variétés à leurs territoires ». En plus de variétés nationales, le groupe veut donc proposer une sélection dédiée à des zones et à des besoins précis. Parmi les sujets travaillés pour le moment : les teneurs en huile des oléagineux. « Brevant représente aujourd’hui 0,5 % de part de marché en maïs en France, nous espérons monter entre 3 et 5 % d’ici 5 ans », a indiqué Bruno Bertheloz.

Six nouvelles matières actives et le biocontrôle pour booster les phytos

En matière de phytos, Corteva compte sur les parts de marché que vont prendre ses six nouvelles matières actives dans les trois ans à venir. Celles-ci intègrent le sulfoxaflor (Isoclast active) qui, s’il pose problème en France, est vendu ailleurs en Europe. Sont aussi inclus Arylex active, antidicotylédones céréales lancé en 2016, et Inatreq active, un fongicide « à nouveau mode d’action » efficace contre la septoriose des céréales. Il serait lancé en 2021, idéalement en tant que produit de biocontrôle, même si « ce n’est pas gagné », comme l’a souligné Maxime Champion, directeur marketing.

De fait, le groupe compte renforcer son offre en produits de biocontrôle. Ceux-ci représentent aujourd’hui un chiffre d’affaires de 10 millions d’euros (5 % des phytos), qui pourrait monter à 50 millions d’euros (15 % des phytos) en 2025. Corteva vise principalement le marché des grandes cultures, en particulier le colza. Les substances naturelles seront proposées dans une approche « combinatoire », associées à des spécialités classiques. Les biostimulants seront pour leur part essentiellement valorisés autour de la semence, en traitement de semences par exemple.

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

<em class="placeholder">Damien Beaujouan, agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), &quot;Je laboure mes terres tous les trois ans en veillant à ne pas faire un travail trop profond, moins de 20 ...</em>
Maïs : « Le faux semis est le levier le plus efficace pour réduire la densité de ray-grass dans mes champs »

Agriculteur à Roches (Loir-et-Cher), Damien Beaujouan combine désherbage chimique et techniques agronomiques pour…

<em class="placeholder">Stockage des produits phytosanitaires.</em>
Produits phytosanitaires interdits : quelles sanctions en cas de présence sur l’exploitation ?

L’actualité récente, avec la perquisition d’une dizaine d’exploitations de Charente-Maritime pour recherche de produits…

<em class="placeholder">Marc Pottier, agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor,  &quot;La culture du soja peut avoir sa place sur des terres de craie. C’est ...</em>
Soja : « Une production sur des terres de craie très blanche des Ardennes a donné un rendement de 20 q/ha en sec »
Agriculteur bio à Remaucourt (Ardennes) et conseiller à la coopérative Probiolor, Marc Pottier cultive du soja régulièrement sur…
Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures