Aller au contenu principal

Clarifications chez Tereos

L’histoire commence en octobre dernier, lorsque Saint-Louis Sucre décide de saisir l’Autorité de la concurrence à propos des pratiques commerciales de Tereos. En alourdissant les conditions de désengagement sur les livraisons de betteraves, le géant français serait parvenu à « verrouiller » le marché en Picardie, là où se trouve les deux sucreries de Saint-Louis Sucre. Le verrou prend la forme d’un contrat de cinq ans que les adhérents doivent signer pour livrer des volumes supplémentaires à partir du 1er octobre prochain, date de fin des quotas. Tacitement reconductible, ce contrat vient se cumuler à l’engagement initial de dix ans (lui aussi tacitement reconductible) des planteurs, compliquant les possibilités de sortie de la coopérative. À cela s’ajoute l’allongement de trois à douze mois du délai de préavis nécessaire à la non reconduction des engagements du planteur.

Modification des statuts

Suite à l’enquête de l’Autorité de la concurrence, Tereos a proposé des modifications de ses statuts. Le groupe va par exemple préciser que les obligations de livraison liées aux engagements des associés coopérateurs ne concernent que les volumes contractualisés, non l’ensemble de la production du planteur. Le délai de préavis de départ doit quant à lui être ramené à trois mois. Et les planteurs seront informés chaque année par courrier des volumes engagés, de la date de fin de contrat, des durées de préavis et des modalités de remboursement de leurs parts sociales. En l'absence d'observations sur ces propositions, l'affaire pourrait être rapidement close.

Pas d'aide blé dur sans contrat

Il fallait bien lire les petites lignes de la déclaration PAC, cette année, pour ne pas faire d’erreur concernant sa demande d’aide couplée en blé dur. Car entre 2016 et 2017, les conditions d'attribution ont changé. L'an passé, la copie des factures d’achat de semences certifiées constituait la seule pièce à fournir. En 2017, il fallait donner à l’administration « la copie du contrat de livraison avec un collecteur signé pour la récolte 2017 et, au plus tard, le 15 mai 2017 ». Une façon de mieux réguler la production qui a suscité quelques réactions.

L’enveloppe dédiée à cette aide devrait être de 6,7 millions d’euros pour la campagne 2017, contre 6,8 millions d’euros en 2016.


 

Les plus lus

<em class="placeholder">Adolescent au volant d&#039;un tracteur </em>
Les enfants d’agriculteurs peuvent-ils donner un coup de main sur l’exploitation familiale en toute légalité ?

À partir de 16 ans, voire dans certains cas dès 14 ans, les enfants d’agriculteurs peuvent contribuer aux travaux de l’…

Pommes de terre : des milliers de tonnes à détruire, faute de débouchés suffisants

La filière pomme de terre subit depuis cette année un retournement de conjoncture. La forte hausse des surfaces en 2025…

<em class="placeholder">Chemin goudronné entre parcelles agricoles</em>
Que le chemin n’appartienne qu’à un seul propriétaire ne l’empêche pas d’être un chemin d’exploitation

La Cour de cassation dans un arrêt du 9 janvier 2025 a réaffirmé que ce qui caractérise un chemin d’exploitation est…

<em class="placeholder">Julien Bricquet devant son bâtiment d&#039;exploitation initialement construit sur un terrain appartenant à son père</em>
Bâtiment agricole : « On a construit sur sol d’autrui, sans être alertés et sans connaître les risques »

Comme beaucoup de sociétés agricoles familiales, le SCEA Bricquet et Fils, à Saint-Amand-sur-Fion (Marne) a construit un…

<em class="placeholder">Thierry Boudaud président de la Coop de l’eau 79 devant un enrouleur.</em>
Sainte-Soline : « Notre réserve restera vide cette année, laissant les exploitations sans solution alternative d’irrigation »

Thierry Boudaud est président de la Coop de l’eau 79, qui porte les réserves de substitution du bassin de la Sèvre niortaise.…

Xavier Priault, céréalier dans le Loiret.
Traitement phytosanitaire : « Dans le Loiret, je pulvérise de nuit en bas volume à 50 l/ha pour maximiser l’efficacité des produits »

Xavier Priault est céréalier à Saint-Maurice-sur-Aveyron, dans le Loiret. Il réalise ses pulvérisations phytosanitaires…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 108€/an​
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures