Aller au contenu principal

Bio : le casse-tête des silos de collecte

Développer le bio implique de diversifier ses cultures. Or stocker de petits volumes de nombreuses espèces complique la vie des organismes stockeurs. 

La marchandise tourne beaucoup moins vite dans un silo bio que dans un silo conventionnel.
© L. Guilemin

L’équation est simple : Axéreal Bio collecte 35 espèces sur 25 départements et va disposer cette année de 6 silos… contre 250 pour le conventionnel. Le rayon de collecte est de l’ordre de la centaine de kilomètres. C'est coûteux, d’autant plus que « la marchandise tourne moins dans les silos bio : en conventionnel, un silo de 1000 tonnes verra passer au minimum 2000 tonnes sur une campagne et aura un ratio minimum de 2, mais en bio, il est plutôt d’1,2 », analyse Gilles Renart, Axéréal Bio. Pour améliorer ses performances à coût réduit, la société mise sur le stockage à la ferme mais aussi le partenariat et les prestations de service. Depuis la fin 2014, la coopérative met en marché la collecte bio de la Cavap et de Dijon Céréales au travers de l’union Centre Bio. Dans ce cadre, elle travaille également pour des coopératives du Nord Bassin parisien, Acolyance et UCBC (Union de Noriap, ValFrance, Sévépi…). « Cela nous permet entre autres de faire de l’optimisation logistique entre silos et de structurer notre organisation », observe le responsable.

Des rayons de collecte pouvant dépasser les 100 kilomètres

Avec 17 silos pour 17 départements, soit un rayon d’approvisionnement de 50 à 70 kilomètres, Agribio Union apparaît mieux organisée, mais il s’agit pour l'essentiel de structures mises à disposition par les coopératives de l’union. Ce n'est pas suffisant : « nous avons 30 % de nos volumes qui sont réalisés avec des stockeurs à la ferme », précise Nicolas Lecat. Le groupe Soufflet a quant à lui récupéré un premier silo d’une petite malterie du groupe : « il est situé à Arcis-sur-Aube et aura une capacité de 4000 tonnes avec une quinzaine de cellules », souligne François Besson. Le rayon de collecte sera vaste, autour de 150 kilomètres. Soufflet veut pouvoir travailler la marchandise, ce qui implique table densimétrique et trieur optique. L’investissement total dépassera largement le million d’euros.

Les plus lus

<em class="placeholder">Élodie Thirouin, agricultrice à Ychoux (40)&quot;Un pH trop acide peut avoir un impact important sur nos cultures (légumes surtout) et donc, on ne peut pas se permettre de ...</em>
Chaulage : « Je dépense 62 €/ha d'apport de dolomie tous les deux ans par parcelle sur des sols sableux des Landes où le pH peut baisser rapidement »

Éloïse Thirouin est à la tête d'une exploitation de 400 hectares à Ychoux (Landes). Ses terres sableuses à tendance acide l…

Moissonneuse batteuse en action dans une parcelle de blé tendre. Allier. 2024
Moisson 2026 : une qualité rassurante en blé tendre mais des rendements en retrait et localement catastrophiques

Au 16 juillet, la récolte française de blé tendre est achevée ou en passe de l’être dans la plupart des régions. Les…

<em class="placeholder">Déchaumage après récolte d&#039;une parcelle d&#039;orge.  </em>
Semis de colza 2026 : attendre la pluie sans compromettre l’implantation

Difficile d’envisager des semis de colza dans les conditions pédo-climatiques actuelles. Selon les types de sol un déchaumage…

<em class="placeholder">Prestataire de service avec une moissonneuse batteuse de marque CLAAS vidant sa trémie dans la remorque d&#039;un tracteur durant la moisson des blés. Récolte des céréales. ...</em>
Prix du blé : accompagner la tendance à la hausse en commençant à vendre sa récolte

Après des mois sans grandes variations, les prix du blé décollent depuis le démarrage de la nouvelle campagne début juillet.…

<em class="placeholder">Fleur de liseron. Mauvaise herbe nuisible aux cultures. Adventice dans plantes cultivées.</em>
Liseron des haies, liseron des champs : des adventices vivaces qui font plier les cultures en s'accrochant aux tiges

On peut rencontrer deux espèces de liseron dans les champs, mais le liseron des haies est la plus préjudiciable aux cultures d…

<em class="placeholder">Guillaume Debreuve, agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube),&quot;Dans le méthaniseur, le seigle se dégrade plus difficilement qu&#039;une orge, provoquant un épaississement du ...</em>
Méthanisation : « J’utilise depuis deux ans l’orge d’hiver dans l’Aube, plus souple à récolter et moins délicate à gérer que le seigle »

Agriculteur à Dierrey-Saint-Pierre (Aube), Guillaume Debreuve alimente un méthaniseur avec une autre exploitation agricole en…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 91,80€/an​ TTC
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Grandes Cultures
Consultez les revues Réussir Grandes Cultures au format numérique sur tous les supports
Ne manquez aucune information grâce à la newsletter Grandes Cultures